Pavillon chinois

De WikiEnghien.

Ce pavillon, présent dans le parc d'Enghien non loin du sanglier Florentin, fut érigé parce qu'à une certaine époque, le monde chinois interpellait énormément les européens. Posséder quelque chose de chinois faisait bien, était à la mode. Et donc, un parc sans un morceau d'art chinois n'aurait pas été "in", pas à la mode.

Quatre pavillons comme celui-ci marquaient les angles du jardin des Fleurons, le premier des cinq jardins clos du XVIIe s, créés par les Princes-Comtes d’Arenberg.

Il doit son nom aux décors d’inspiration chinoise de stuc (un subtil mélange de colle d’os et de plâtre pigmenté de multiples couleurs) incrusté dans un fond de stuc noir, une technique en vogue dans l’antiquité et à la renaissance à Florence.

Ce pavillon, bénéficiant d’une lumière particulière, tamisée par des tilleuls plus que centenaires, a été restauré complètement par un compagnon stucateur : M. Mummenthaler. Deux ans auront été nécessaires pour mener à bien ce travail.

Les sujets des scènes semblent être empruntés à des motifs figurant sur les porcelaines d'Extrême-Orient, importées par la Compagnie d'Ostende, dont le Duc Léopold d'Arenberg était actionnaire.

A l’origine, il se composait uniquement de quatre pilotis surmontés d’un toit et agrémentés par des charmilles. Lorsqu’elles disparurent, au XVIIIe siècle, le pavillon fut muré et aménagé.

Source

  • Benoît Vanden Eynde
  • David Ghijselings
  • Stephan De Brabandere
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