Patro

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Sommaire

Le Patro de l’an 2000

Introduction

Le Patro en général

Le patro est un mouvement de jeunesse inspiré de Don Bosco, religieux catholique Italien. Il a créé un cadre de rencontre destiné aux jeunes de la rue de son époque. Le patro est donc à l’origine un mouvement catholique paroissial et aujourd’hui encore, le patro gravite presque toujours autour d’une paroisse.

Au patro, les activités se font par groupes de même âge, sous la responsabilité d’animateurs(les groupes correspondent aux 4-6 ans, 6-9 ans, 9-12 ans, 12-14 ans, 14-16 ans , 16 ans et plus). Les animations sont adaptées à l’âge et au pôles d’attraction des jeunes.

Quelques exemples d’activités ? Petits et grands jeux de bois jeux de rôle, jeux de société, de village, constructions, bricolages, concours, découvertes ‘nature’, etc… Aussi certaines activités extraordinaires : fêtes, rassemblements inter-patros, régionaux, nationaux, activités de soutien pour une cause humanitaire et beaucoup de choses encore, dont le grand camps : en effet, 10 à 15 jours par an, le grand camps est un moment privilégié pour vivre ensemble des activités de plus grande ampleur, des moments plus intenses.

Le patro, c’est aussi un objectif, des buts, un esprit. A travers ces activités, le patro ouvre les yeux des enfants au respect d’autrui, de leur environnement, au sens des responsabilités. Il développe l’esprit créatif, les qualités physiques, la curiosité face au monde qui nous entoure.

Le patro né !

Les patros sont un des plus vieux mouvements de jeunesse. En 1799, le premier s’ouvrait à Marseille ; en juillet 1836, Paris avait son premier « patronage » ; quatorze ans après, c’était au tour de Gand, puis Bruxelles, …Liège ; en 1897, on comptait 513 patros de garçons et 344 patros de filles en Belgique. En 1924, la fédération nationale des patros est constituée officiellement.

Le patro c’est quoi ?

Le patro est un mouvement d’éducation des jeunes qui reste essentiellement paroissial. Au départ, il était aussi un lieu de catéchisme Le slogan, révolu depuis, était : « on joue et on prie. », donc, une action basée sur le jeu et une référence très explicite à Jésus-Christ. Il a bien sûr évolué en fonction des réalités du terrain et de la société.

Pour être quoi aujourd’hui ?

Les fédérations nationales des patros masculins et féminins regroupent 550 patros affiliés, mais dans les faits, il y en a plus en Wallonie et à Bruxelles. Cela fait environ 40000 membres dont 5500 animateurs.

Depuis les débuts, les patros sont implantés dans les quartiers à forte population défavorisée, mais il y a un brassage de tous les milieux sociaux. Cette implantation influence le type d’animation proposé et privilégie l’attention aux enfants des milieux plus démunis économiquement, socialement, familiallement et culturellement.

On essaie de travailler avec des enfants qui ont des « problèmes » souvent multiples, d’où la difficulté pour les animateurs et pour le patro lui-même quand il est situé dans un endroit qui se paupérise. Sa survie devient un défi pour nous. Dans certains endroits, les mots « engagement », « se prendre en mains », « s’engager pour l’autre », sont des valeurs qui ont pratiquement disparus et il y est difficile de trouver des animateurs.

Mais il n’y a pas que des enfants de milieux défavorisés. Une richesse, c’est que des enfants de tous les milieux vivent ensemble et se respectent. Le jeune universitaire et le gars en décrochage scolaire se côtoient, parlent d’animation, ont un projet commun…c’est extraordinaire et très riche.


Objectifs du patro

Faire du patro n’a rien de neutre. C’est pourquoi le mouvement s’est donné un objectif, un objectif aux axes multiples. Pendant plusieurs années, les équipes nationales des patros, composées d’un délégué par région, ont recherché et ainsi défini l’objectif du mouvement.

« En référence à l’esprit de Jésus-Christ, le patro a une perspective d’éducation globale. …Des jeunes là où ils sont, avec priorité aux milieux défavorisés, à partie des réalités socio-politiques et socioculturelles qu’ils vivent. Pour qu’ils prennent en main solidairement leurs destinées. »

Réunis en 1974, lors d’un congrès, les animateurs patro ont dit oui à cet objectif. Ils ont également réaffirmé leur volonté commune de le poursuivre en tant que mouvement patro. Chacun de ces mots porte un sens énorme et conditionne l’ensemble des actions portées par ton patro, nos patros, parle patro. …

« En référence à l’esprit de Jésus-Christ. »
   La vivre, c’est vivre l’ouverture aux enfants et aux jeunes présents dans la région où le patro est implanté, quel que soit leur milieu culturel et social. C’est être respectueux de chaque personne dans ce qu’elle est, pense, croit, apporte. C’est favoriser ce qui aide chacun à vivre, à grandir en dignité.

L’exprimer, c’est développer des lieux d’expression qui permettent à chacun, dans un climat d’écoute et de dialogue , de partager ses valeurs de vie, son enthousiasme, ses peurs et fragilités, ses convictions et ses rêves. C’est également exprimer l’identité chrétienne du mouvement, tout en respectant les différentes convictions.

Se ressourcer, c’est permettre aux enfants, aux jeunes d’effectuer une demande personnelle de réflexion sur ce qu’ils vivent, croient, … C’est permettre à chacun de choisir de rencontrer Jésus-Christ et sa parole, et de s’y ressourcer.

La célébrer, c’est donner à chacun la possibilité d’entendre une parole d’évangile, proposer d’associer Jésus-Christ à ce que l’on vit, sans l’imposer, de pouvoir célébrer par des gestes et des paroles symboliques, ce qui est vécu, ce que l’on construit ensemble. « Une perspective d’éducation globale »

L’enfant, le jeune ou l’adulte qui vient au patro doit pouvoir y trouver un lieu où s’épanouir pleinement, qui lui permette de se développer à tous niveaux. Ainsi, nous essayons de promouvoir une éducation globale qui concerne toutes les dimensions de la vie de l’enfant et du jeune. C’est donc créer une animation qui tient compte du fait que nous possédons en nous des capacités parfois trop inexploitées. L’animateur est aussi éducateur et son rôle ne se borne pas à lancer des jeux ou à surveiller des siestes.

«  Des jeunes où ils sont, avec priorité aux milieux défavorisés »

Le patro s’inscrit dans la dynamique du quartier, de la paroisse et tient compte du milieu social des enfants et des jeunes. Il doit être ouvert à tous et doit permettre à des enfants et des jeunes de milieux différents de vivre des projets et activités ensemble. Il doit parler de l’intégration des plus défavorisés, apprendre à connaître les différents langages et réalités des enfants et des jeunes afin d’en retirer une expérience profitable à tous.


« A partir des réalités socioculturelles et socio-politiques qu’ils vivent »


Toute animation doit tenir compte de ce qui fait la vie des enfants et des jeunes : leur quartier, les médias, les vedettes, les problèmes d’actualité, leurs problèmes quotidiens, les relations avec leur parents, le chômage, l’école, le travail. C’est tout cela ‘leur vie’. C’est le départ de notre animation. C’est aussi en apprenant aux jeunes à être attentifs à la vie du monde, aux événements et aux réalités qui les entourent qu’on les aidera à avoir un esprit critique et que l’on suscitera chez eux un éveil à la conscience politique. C’est à partir des questions qu’ils posent et qu’ils se posent, qu’avec eux, nous pourrons porter un regard d’espérance sur la vie.


«  Pour qu’ils prennent en mains solidairement leur destinée »


Nous ne désirons pas couler tous les jeunes dans un même moule. Nous devons donc donner la possibilité par nos activités, nos attitudes, … de rendre chacun responsable. Le patro veut une éducation qui favorise l’autonomie de l’enfant et du jeune. Pour ce faire, dans chaque section, nous pousserons à un fonctionnement qui permette à chacun de prendre des responsabilités en lien avec ces compétences et ce, dans un esprit d’équipe où chacun est responsable avec les autres. Cela demande bien sûr que l’enfant, le jeune s’engage au patro, assure un suivi dans cette prise de responsabilités.


Concours nouveau chant fédéral (année 1998)

Gardons grande ouverte la porte de nos cœurs nos chansons sont prêtes pour un monde meilleur qu'aucun ami ne soit écarté de nos jeux nous sommes mille brindilles de bois qui font grandir le feu le patro nous habille d'un foulard couleur d'or un fanion jaune et vert qui brille et guide nos efforts

Partons en éclaireur où la route nous mène partageons sans avoir peur le meilleur de nous même qu'aucun ami ne soit laissé sans espérance un sourire un signe de joie un mot une autre chance le patro nous invite à la fête sans fin l'éternelle jeunesse habite les projets de demain

Restons fidèle à vie le blé mûrit encore au pied souffrant d'un crucifix ou d'un autre décor qu'aucun ami ne soit forcé dans sa prière la différence est riche et doit rester complémentaire le patro nous anime d'un esprit tolérant et souffle en brise sur nos rimes la sagesse du vent

(Jean-Paul Deneyer)

Les différentes sections

C’est une répartition par tranche d’âge où les enfants sont regroupés en fonction des spécificité de cet âge.

Pour chaque tranche d’ âge, un objectif est déterminé. Il rencontre les besoins, la psychologie des enfants auxquels il est attribué. Plus l’enfant grandit au patro, plus il va évoluer avec ce qu’il a déjà vécu dans les sections précédentes, pour que jamais l’animation qui lui est proposée ne ressemble à une garderie.

De 4 à 6 ans – Grandir par la découverte.

Le 4-6ans vit encore beaucoup dans le cocon familial. Pour lui, venir au patro c’est découvrir l’ ailleurs, les autres. Les animateurs se fixent comme objectif de donner aux enfants le goût du patro, de les fidéliser en leur faisant vivre et découvrir des expériences positives. Ils les invitent à progressivement s’ouvrir au groupe et à abandonner une part de leur égocentrisme.

De 6 à 9 ans – Grandir dans la créativité et la découverte.

Utilisant l’imagination débordante des 6-9, les animateurs veillent dans les activités à développer la créativité des enfants et les aident à se créer un place dans le groupe.

De 9 à 12 ans – Grandir dans la solidarité, la créativité et la découverte.

Le 9-12 vit en bande. La bande est le lieu où il peut réaliser de grandes choses. Les animateurs seront attentifs à promouvoir la solidarité entre les membres du groupe pour que chacun soit intégré et qu’il puisse partager ses optiques et compétences avec les autres.

De 12 à 14 ans – Grandir par l’expression, dans la solidarité, la créativité et la découverte.

Le jeune est à la recherche de son identité. Les animateurs pour aider chacun à se construire, favorisent l’expression de chacun, développent l’écoute de tous et la communication au sein du groupe.



De 14 à 16 ans – Grandir dans l’ouverture, par l’expression, dans la solidarité, la créativité et la découverte.

Le patro ne saurait être un cocon où il fait bon vivre. Il est nécessaire de tenir compte de tout ce qui existe et se laisse interpeller par ce qui nous entoure. Les animateurs veillent à favoriser l’ouverture de chaque jeune sur les autres et sur le monde.

16 ans et plus – Grandir dans la co-responsabilité.


Les plus de 16 ans peuvent devenir acteurs de leur propre vie. La section se fixe des projets et pour la réalisation de ceux-ci, elle fait appel à la participation de tous en co-responsabilité. Chacun est appelé à s’engager et devenir acteur au patro et dans le société.







L’ Equipe de cadre

L’équipe de cadres est aussi appelée équipe d’animation. Tout part de là, sans ces animateurs, animatrices, rien n’est possible. Cette équipe est le moteur du patro : moteur d’objectifs, de projets, de luttes, elle anime le patro de son dynamisme. Son rôle est important : réfléchir, décider, évaluer, agir… Tout cela en cohérence avec les objectifs du mouvement.


En plus de cela, ce groupe doit faire face à toute une série de tâches :

  • La trésorerie (gestion financière : comptes bancaires, bilans financiers…).
  • Le secrétariat (compte rendu de réunions, papiers aux parents, demandes de subsides, assurances…).
  • La gestion du matériel (achat et entretien du matériel de bricolage, du matériel d’intendance pour les camps…).
  • L’infirmerie (constitution de trousses de secours, d’une pharmacie pour les camps…).
  • La gestion des locaux (si ceux-ci appartiennent au patro).
  • Etc.


L’idéal pour le fonctionnement de l’équipe, est que ces tâches soient réparties entre les animateurs en fonction de leurs aptitudes, de leurs motivations. Une concentration de responsabilités sur une ou deux personnes engendre souvent bien des conflits et amène rapidement le désintérêt, la démotivation des autres animateurs de l’équipe.

Au sein de cette équipe, quelques personnes jouent un rôle plus spécifique.

Le président

On parle de moins en moins de « président » ; le terme « coordinateur » est souvent préféré à cette ancienne appellation.

Il n’est pas l’homme orchestre et encore moins le dictateur, son rôle est de coordonner ce qui se vit, ce qui se décide. C’est souvent lui qui prépare et anime les réunions (en collaboration avec d’autres).

Il a le souci de l’équipe : le suivi des décisions, favoriser les relations, gérer les conflits Il essaie de voir plus loin et de prévoir à plus long terme.

Il n’est pas celui qui « AGIT » seul mais bien la personne qui entoure l’équipe des conditions optimales pour que les animateurs puissent réaliser ensemble les objectifs qu’ils se sont fixés.


L’aumônier

L’aumônier est membre à part entière de l’équipe de cadres. Il collabore avec les animateurs dans leurs projets. Il écoute, encourage et soutient leur action. Il porte, comme chaque animateur, les décisions prises en équipe. ET Il aide les animateurs dans leurs responsabilités d’animation chrétienne de recherche de sens ? Il célèbre avec tous, Jésus-Christ présent dans la vie, dans l’action. Il aide les animateurs et les jeunes à cheminer dans leur foi, dans leur recherche, au travers de leurs doutes, de leurs questions.


L’animateur adulte

Comme son nom l’indique, cet animateur est une personne généralement plus âgée que les animateurs (souvent au delà de 25 ans). Toutes les équipes de cadres ne possèdent pas cet animateur mais depuis quelques années, les animateurs adultes sont de plus en plus nombreux dans les patros locaux.


Qui est-il ?

Un homme, une femme, un couple…qui sera choisi par les animateurs, qui croit dans les jeunes et qui pourra animer cette équipe de jeunes qui l’interpelle. Il sera un élément stable qui aidera à vivre dans l’action et dans la réflexion, les objectifs du patro.





L’organisation au sein du mouvement patro ou la structure du mouvement

Le mouvement vit à 3 niveaux différents : local, régional et national. Les 550 patros locaux de Wallonie et de Bruxelles sont répartis en 22 régionales. Les équipes régionales composées de représentants des patros locaux mettent sur pied une série d’activités au service des patros locaux comme des formations d’animateurs, les rassemblements ou la revue régionale.

On pourrait le schématiser comme ceci :


  • Niveau local : plus ou moins 550 patros locaux. (PL)
  • Niveau régional : les patros locaux sont répartis en 22 régions qui se réunissent en équipes régionales et organisent des formations, des rassemblements .(ER)
  • Niveau national : des délégués des régions se réunissent en équipes nationales. Les décisions se travaillent par des commissions, des groupes de travail…Et le tout est coordonné et orchestré par les permanents, lme personnel à Gilly. Ainsi que par des bénévoles.
  • Et plus précisément : les patros locaux sont répartis en Wallonie et à Bruxelles en 22 régions. Les patros sont soit féminins, soit masculins, soit mixtes.

Les 22 régions sont : Ath, Basse-Sambre, Brabant Wallon, Bruxelles-centre, Charleroi, Ciney, Huy, Liège, Luxembourg centre et nord, Luxembourg sud, Mons-Borinage, Mouscron, Namur, Ourthe-Amblève-Condroz, Philippeville, Seraing, Thuin, Tournai, Verviers, Visé et Waremme.

Des délégués de patros locaux se réunissent en équipes régionales pour y coordonner, organiser la vie de la région : revues, rassemblements, brevets régionaux… Deux délégués se retrouvent 6 à 7 fois par an en équipes nationales pour décider, coordonner et évaluer la vie du mouvement national (revues, formations d’animateurs, de formateurs, relations extérieures, recherche…). A ces équipes nationales participent également 2 délégués des commissions nationales.


La structure du mouvement

La carte des régions


Les commissions nationales sont des groupes de travail qui font avancer certains domaines pédagogiques. Elles sont au nombre de trois :

  • La commission pédagogique.
  • La commission formation.
  • La commission animation chrétienne et recherche de sens.


On voit également apparaître les « groupes », ceux-ci travaillent des problématiques bien précises :

  • L’environnement.
  • Les relations internationales.
  • Le thème de l’année.
  • L’accompagnateur adulte.
  • Etc…


Sur le schéma, on voit ainsi apparaître « les permanents nationaux », ce sont les personnes qui ont, pour le moment comme métier, de travailler pour le mouvement, ils sont actuellement :

  • 5 permanents proprement dits.
  • 1 aumônier national.
  • 3 détachés pédagogiques.


A Gilly, se trouve le centre national où travaillent les permanents nationaux, le personnel administratif, le personnel du secteur commercial, le personnel du secteur assurans, comptabilité,…


A Natoye, se trouve le centre d’hébergement du mouvement patro. Des personnes y travaillent pour assurer l’accueil des groupes patro, des groupes extérieurs et de classes vertes. De plus, s’y organisent des activités pour enfants et jeunes durant les vacances.



Les services du patro

Les revues.

  • La revue « Le patro » : une revue d’animation et de formation pour l’équipe de cadres, des activités pour les sections, etc…
  • « Le p’tit Anar » : feuille périodique rassemblant toutes les informations, invitations aux sessions, nouvelles du mouvement.
  • « Le p’tit Anar spécial » : une revue qui en fonction des circonstances est envoyée à certains animateurs patro.
  • « J.E.M. » : jeunes en mouvement, la revue du conseil de la jeunesse catholique invite chacun à se mobiliser et à transformer la réalité et la société.

Elle est envoyée à tous les animateurs des organisations membres : Scouts, guides, animateurs jeunesse et santé, J.O.C., etc…

  • « Faisceau 15 » : une revue pour l’information, la formation, et les loisirs des jeunes de 14 ans et plus, ainsi que pour leurs animateurs.
  • « Le Rath Auteur » : (pour les animateurs de la régionale d’Ath), revue bimestrielle comprenant tous ragots et les évènements se passant dans la régionale.

L’animation

Par le jeu, une priorité

Au cours du jeu, les enfants vivent pleinement, s’expriment avec tout leur être, laissent percevoir leur audace, leur timidité, leur agilité, leur maladresse. Le jeu est une activité nécessaire au développement de tout individu ; en jouant, les enfants apprennent, interagissent avec leurs pairs ,construisent leur intelligence et leur personnalité. Jouer leur permet d’exprimer leur agressivité ,voire leurs angoisses et d’ apprendre à se contrôler .Le jeu, libre et spontané, représente une source d’ énergie toujours renouvelée, un véritable moteur pour l’ action.


Jouer, c’est défaire et re-construire l’univers. Grâce au jeu, les enfants comprennent et apprivoisent le monde dans lequel ils vivent selon leurs propres perceptions. Par le jeu, les enfants construisent un monde magique de fiction. Une fois leur jeu terminé, les joueurs redeviennent ceux qu’ils ont toujours été. Par le jeu, l’enfant reproduit, imite ,répète des impressions qu’il vient de vivre. Jouer permet de grandir, d’apprendre à prendre en compte le point de vue de l’autre, d’être soi, bref de se socialiser.


Les veillées

La veillée, dans le cadre des patros est à considérer comme une activité des plus importantes. Il convient de la préparer avec soin . La veillée est complète de par sa diversité. Il existe plusieurs sortes de veillées , veillées jeux, veillée histoire, veillée chants….

===Pour préparer à bien ces jeux…

                                                   … il faut faire des réunions===

La réunion de l’équipe d’animation est très importante pour la vie du patro. C’est là que l’on réfléchit ,que l’on décide, que l’on évolue, que les liens entre animateurs s’approfondissent. La réunion d’ animateurs est un peu comme le carburant qui fait tourner les moteurs du patro. Il est donc souhaitable qu’elle soit régulière et qui mieux est, hebdomadaire.


Avant ou au début de la réunion, il est important de préciser à quoi elle va servir. Et une même réunion peut se diviser en différents moments qui ont des buts différents.


Une réunion ou une partie de la réunion peut servir à :

  • Donner des informations
  • Préparer une activité :un grand jeu, une fête, un camp
  • Réfléchir à un problème : un enfant difficile, un sujet d’actualité, comment préparer l’animation, pourquoi faire une fête patro ? …
  • Rechercher une solution à un problème : cette phase suit généralement celle décrite ci-dessus.
  • Prendre une décision
  • Rencontrer des parents, la paroisse, etc… Il est important que ce type de réunion soit bien préparé par l’ensemble des animateurs.
  • Evaluer : une activité, le vécu du groupe, le travail du groupe, le travail des animateurs.
  • Se distraire, se détendre : c’est un moment important, mais il est préférable de le programmer après la réunion proprement dite.


Dans une réunion, le rôle de l’animateur de la réunion est très important !

C’est de lui que dépend, pour une grande part, la motivation et la gaieté des temps de réunion, la possibilité pour chacun de s’exprimer, d’ être écouté, la réalisation d’un travail de qualité. Souvent, c’est le président ou le coordinateur de l’équipe d’animation qui anime les réunions. Pourtant ce n’est nullement obligatoire. Les animateurs peuvent à tour de rôle animer une réunion ou une partie de réunion. Il est même préférable que le président n’anime pas systématiquement les réunions. En effet, à certains moments, sa responsabilité de coordination de l’équipe risque d’ entrer en concurrence avec sa responsabilité d’animateur de réunion.

Ce à quoi doit veiller l’animateur de réunion !


Avant la réunion :

  • Convoquer des animateurs, éventuellement rappeler les tâches de chacun
  • Préparer l’ordre du jour : à quoi va servir la réunion ? Quels sont les différents points à aborder ?
  • Préparer les documents nécessaires : revues, fichiers, etc…
  • Préparer une méthode de travail : par exemple, prévoir un temps de réflexion afin que chacun donne son avis sur un problème mis à l’ordre du jour. Ensuite, rechercher un maximum de solutions possibles via un brainstorming et prendre une décision. Veiller enfin à ce que chacun s’exprime par rapport à celle ci.
  • Préparer le local de réunion

Pendant la réunion :

  • Commencer à l’heure prévue
  • Commencer l’ordre du jour qui peut à ce moment être complété par des points divers amenés par l’un ou l’autre participant.

Pour chaque temps de travail, préciser ce à quoi il va servir et quelle méthode est proposée pour arriver à une solution éventuelle.

  • Veiller à ce que chacun puisse s’exprimer. Lorsqu’un des animateurs a été très long ou pas très clair.
  • Faire une synthèse en d’autres mots de cette intervention.
  • Pour faciliter un débat difficile : faire de temps à autre, une synthèse de ce qui a déjà été dit ou décidé. Veiller à ce que quelqu'un prenne note de ce qui se dit et de ce qui se décide.
  • Veiller à ce que chacun s’exprime au sujet des décisions.
  • toute personne qui s’éloigne du sujet.
  • En fin de réunion, rappeler les décisions prises, les tâches de chacun, ca qui reste à faire lors d’une prochaine réunion et demander ce qu’il faut mettre à l’ordre du jour de la réunion suivante ainsi que le nom de la personne qui coordonnera cette réunion.


Après la réunion


  • Le coordinateur ou quelqu’un d’autre, désigné en fin de réunion, se charge de communiquer le contenu de la réunion et les décisions prises aux éventuels absents.
  • Chacun assurera le suivi des tâches pour lesquelles il s’est engagé.

La formation au patro

Brevet d’animateur : conditions d’ homologation

  • Avoir 16 ans au début de sa formation
  • Etre affilié à la FNP ou FNPF
  • Participer la première année à 75 heures de formation théorique (Brevet 1 régional et Brevet 1 national). Prester et évoluer au moins 75h d’animation sur le terrain(un camp)
  • Participer la deuxième année à 75h de théorie(Brevet 2 régional et Brevet 2 national) . Prester et évoluer au moins 75h d’animation (un camp)


Brevet de formateur : conditions d’ homologation

  • Avoir 18 ans
  • Avoir son brevet d’animateur ou au moins 2 ans d’expérience d’animation sur le terrain.
  • Participer aux modules proposés.
  • Prester les heures de pratique comme formateur et en réaliser une évaluation.







La pédagogie ‘Patro’

Un grand mot pour de modestes animateurs de patro !


Si la pédagogie est la science de l’ éducation des enfants, au patro on n’est pas à l’ école. On n’enseigne pas, on anime ! La pédagogie ‘patro’, c’est la manière dont on va animer. La méthode que l’on utilise et le chemin que l’on choisi pour tenter d’ atteindre l’objectif du mouvement. Les moyens que l’on met en œuvre pour former, encadrer, accompagner les jeunes qui nous sont confiés chaque dimanche.

Au travers de l’animation, des jeux choisis, des bricolages réalisés, au travers de ce qui est sanctionné, toléré ou encouragé, la relation qui s’établit avec les jeunes est bien une relation d’éducation.




Conclusion

Le Patro a besoin du soutien des parents, des adultes, de la paroisse. Non pas d’un soutien d’ ingérence, mais d’un soutien de confiance. De plus en plus, les adultes ont peur des jeunes. Leur accorder confiance n’est pas toujours évident, pourtant c’est un enjeu fondamental pour la société de demain. Les adultes et les parents doivent pouvoir faire confiance aux jeunes, en sachant les interpeller quand il le faut, car ils peuvent faire des erreurs comme tout le monde. C’est important qu’ils sentent leurs parents avec eux.


UNE AVENTURE POUR DEMAIN


Merci à tous d'avoir prit un peu de temps pour me lire... Ceci est un travail que j'ai réalisé il y a 7 ans. Je suis content de pouvoir le replacer dans ce wiki.

















Source

  • Collection « Déblocnotes de base » collection ‘formation’ Editions Jaune et vert.
  • Magazine «  Le Patro », revue bimestrielle de formation des cadres publiée par la Fédération *Nationale des Patros.
  • Magazine «  JEM – Jeunes en mouvement »
  • Magazine régional «  Le Rath’auteur »
  • Magazine national «  Le P’tit Anar », Edité par la FNP
  • Journal hebdomadaire «  Le Dimanche »
  • Site Internet du patro
  • Bertrand Deneyer
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