La Maison Hadidi et Bagher Hadidi

De WikiEnghien.

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La Maison Hadidi

Lieu : maison au coin de la Place Delannoy et de la Rue d’Hérinnes au numéro 86. Actuellement, cette maison est le magasin « Trigomen Computer ».

La maison Hadidi était, dans le temps, une bijouterie (rez-de-chaussée) et un atelier de peinture (1er étage). De fait, c’est là que Bagher Hadidi, peintre Enghiennois, originaire d'Iran, tenait une bijouterie (détails ci-dessous) et s’adonnait à la peinture.

Bagher Hadidi

Vie

Bagher Guiliani Hadidi est né le 27 avril 1909 à Pahlavi (Perse, actuellement Iran) et décédé à Enghien le 25 août 2009. Il est inhumé à Enghien. Il a donc vécu 100 ans.

Dans sa famille, il était l’aîné de six enfants. Le seul contact qu’il n’ait jamais gardé est sa sœur (Faradiba) qui vit, en ce moment, aux USA.

Il s’est marié deux fois. De sa deuxième épouse, Georgine Kuge, il a eu cinq enfants dont deux garçons et trois filles.

Son parcours : Iran-France-Enghien

Bagher a vécu toute son enfance à Enzel (Perse) où son père était bourgmestre. A 19 ans, il participe à un concours (de chant ?) pour venir en Europe. Il finit 17e sur 25.000 candidats, obtient une bourse et se rend en France (en 1924). Là, il étudie le français au lycée Louis-le-Grand où il fréquente George Pompidou (ancien président français). A ce moment, il découvre la peinture grâce à son professeur Monsieur Ruelle et la peinture ne le quittera jamais. Son style : l’impressionnisme et le pointillisme.

Après avoir obtenu un diplôme en « histoire naturelle, spécialisé en botanique et zoologie », Bagher entre à l’Ecole Supérieure de St-Cloud. Hélas, il tomba malade et dû se rendre en Suisse pour se faire soigner. En Suisse, il rencontra sa première femme, infirmière à l’époque mais originaire de la ville d’Enghien. Ils décidèrent peu de temps après de se marier (1934) en Belgique. Pour récolter assez d’argent pour leur mariage, Bagher décide de retourner en Iran enseigner le français et l’histoire naturelle à l’université de Téhéran. Un an plus tard, il revient à Enghien, ville qu’il ne quittera plus jamais.

A Enghien, il travaille dans la bijouterie (Maison Hadidi) de ses beaux-parents. Malheureusement, trois ans après leur union, sa femme décède de la tuberculose, maladie incurable en ces temps-là. Ensuite, il se remariera avec Georgine Kuge (vingt ans plus jeune) de qui naitra cinq enfants. Puis, il reprendra la bijouterie sous le nom de Hadidi et la déplacera à la rue de Bruxelles (bijouterie Hadidi actuelle, reprise aujourd’hui par un de ses petit-fils).

C’est à l’étage de cette maison que Bagher Hadidi vivra jusqu’à la fin de sa vie.

Profession

Toute sa vie, Bagher a obtenu de multiples diplômes : opticien, diamantaire, gemmologue, ornithologue, peintre, sculpteur, écrivain (il a écrit : « A la recherche de la vérité sur la Perse ancienne ),…

Ce que la ville d’Enghien retient de lui aujourd’hui sont surtout sa bijouterie et ses nombreuses peintures. De fait, la peinture a occupé une grande place dans sa vie. Il a peint tout ce qui a croisé son regard ou a traversé son imagination (bâtiments, célébrités, animaux, natures mortes) mais les bâtiments et natures mortes restaient ses peintures préférées ! On peut y remarquer un énorme soucis du détail (sans doute dû à la précision demandée aux opticiens et diamantaires). L’endroit préféré où il aimait puiser son inspiration était le parc d’Enghien.

Physique

Jusqu'à la fin de sa vie, cet homme était un garçon passionné, pétillant et dynamique. On dit de lui qu’il n’a jamais changé et est resté physiquement le même : l’homme au chapeau et au chevalet.

Anecdote

- Il a rencontré sa seconde femme à la bijouterie de ses beaux-parents car c’était la tante de Georgine Kuge (2ème femme) qui tenait la bijouterie où il travaillait. En gros, ces deux femmes étaient cousines !
- Il aimait beaucoup aller jouer au casino de Namur ou Bruxelles. Il y a joué jusqu’à ses 99 ans. Les sous qu’il y gagnait, il les cachait directement dans ses chaussures parce qu’il avait peur de se faire arrêter par la police ou de se faire agresser.

Actuellement

- Beaucoup de ses œuvres sont exposées au premier étage de la Maison Jonathas.
- Une de ses filles est tenancière de la Taverne Le Rembrandt (Place Delannoy) et c’est un de ses petits fils qui a repris la bijouterie Hadidi. Son épouse, Georgine est décédée le 23 avril 2011.

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