Jardin des Fleurs

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Le « Jardins des fleurs », est un des 5 fameux jardins du XVIIème. Créé par le Père Charles de Bruxelles, c’est un jardin carré, clos, construit à la manière de la Renaissance italienne. Il a fait l’objet d’une restitution fidèle et très soignée en 1998, sous la direction de l'architecte Jean-Louis Vanden Eynde. Son bassin central, aux contours compliqués, est décoré de milliers de coquilles d’huîtres aux reflets nacrés, et de quelques 155.000 coquilles de moules, disposées, sur les parois verticales. Les plantes qui ornent ses parterres ont été choisies dans les inventaires de l’époque. Deux magnifiques pavillons, le pavillon chinois et le pavillon aux toiles ainsi qu’une balustrade et un escalier contre parti en pierre bleu limitent et dominent ce jardin.

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Histoire et restauration

Autrefois, il y avait cinq jardins français. Lors du rachat du parc, il ne restait plus grand chose. Que les deux pavillons chinois qui séparaient avec la balustrade et son bel escalier le premier jardin du second.

Un projet de restauration de trois jardins à été lancé. (voir livre)

Le jardin des fleurs se trouve près des deux pavillons. La restauration du pavillon chinois s’est achevée en 1993. Ceux du pavillon aux toiles en 1996.

Les architectes du parc ont décidé, il y a peu (1994) de redonner la forme originale au jardin.

Afin de reconstituer les jardins, les architectes se sont basés sur des plans ou gravures. Ils ont notamment trouvé un plan de 1660 représentants le château ainsi qu’un très grand rectangle divisé en cinq compartiments. Ce sont les cinq jardins.

Avant d’entamer le chantier, les architectes ont sollicité l’intervention du service régional des fouilles afin d’opérer des sondages pour vérifier la forme de l’escalier, déterminer le nombre de travées du mur et définir le tracé du bassin au centre du jardin. Ces sondages ont été menés en 1994.

Apparemment, chaque transformation des jardins s’est accompagnée d’une surélévation du terrain. Des fouilles archéologiques ont été envisagées sur ce terrain.

Le jardin des fleurs est dominé par une large balustrade (66m) placées entre les deux pavillons. Les fondations de la balustrade ont été conservées. Cependant, les archéologues estiment qu’un mètre des fondations a disparu.

Une partie (partie inférieure) de l’escalier date du 17ème siècle. La moitié inférieure est matérialisée par cinq marches semi-circulaires. Un doute subsiste quant à la division en 10 ou en 11 marches. (lors de la restauration, ils ont mis 10 marches) L’eau arrive en dessous de la marche supérieure. Des vasques sont taillées dans le bloc capable des marches. Un léger défoncé de la paroi et un casse-goutte amène l’eau à s’écouler en cascade.

Actuellement rien n’a permis de restituer l’emplacement des fontaines car les fondations conservées sont peu nombreuses.

Le bassin s’inscrit dans un cercle de 13.50 mètres de diamètre. Sa forme de base est un carré de 5.85 mètres de côté, greffé sur ses côtés d’un arc de cercle de 1.25 mètres de rayon et aux angles d’une sorte de pince de crabe. Le bassin est traversé par deux drains parallèles qui datent du 18ème siècle. Le sol est constitué de petites briques étroites placées à plat.

Dans chaque pince de crabe se distinguent des « A ». Au-dessus de chaque « A » se dessinent des sortent d’auréoles. Ces aménagements font penser à une couronne surmontant les « A ». Il s’agit de l’initiale des d’Arenberg avec la couronne ducale. Le bassin se situe au milieu du jardin. Celui-ci fait 82.52 mètres de large et le centre du bassin est à 41.38 mètres. Le fond du bassin bénéficie de la protection d’un enduit et d’une incrustation de coquilles d’huîtres. Nous trouvons aussi des coquilles de moules sur les rebords du bassin. Ceci afin d’assurer un effet optique de surestimation de la profondeur du plan d’eau..

Outre les informations obtenues par le service régional des fouilles, un Père (Père Charles de Bruxelles) a pu donner des informations sur la largeur du jardin des fleurs, la largeur du chemin axial et du chemin de Traverse, la hauteur des statues de la balustrade et le bassin.

Le jardin des fleurs est composé de quatre quartiers. La fontaine se trouve au milieu.

La maçonnerie ancienne des murs a été conservée.

D’ou venait l’eau ? Réservoir (entre les jardins clos et le bassin des sept étoiles) au point le plus élevé du domaine. Celui-ci alimenté par des moulins qui remontaient l’eau à partir du grand canal. A partir des bassins principaux ornés de jets, un réseau de canalisations acheminait l’eau en de multiples endroits où elle réapparaissait sans cesse sous forme de cascatelles, filets, et autant de prises destinées à l’arrosage. La multiplication des fontaines à jets d’eau a justifié la construction de deux châteaux d’eau. Il en subsiste un au sud de l’étang du miroir.

Les clôtures. Celles-ci sont réalisées par une palissade de charmes taillés, dressés sur un réseau de câbles métalliques maintenus par des poteaux en bois. La hauteur atteinte est celle de la corniche en bois des pavillons soit environ six mètres. Dans l’axe des chemins, des fenêtres seront taillées.

Le parterre de bordure est orné de buis en périphérie et de broderies au centre. Suivant les textes, les fonds des broderies étaient constitués de gazon et de fleurs. Dans les parterres nous ne retrouvons que des plantes à bulbe. Il y avait une quantité surprenante de fleurs, ceci permettait d’en voir tous les mois, tout au long de l’année.

Certains éléments sont typiques de la renaissance italienne :

  • La clôture du jardin faites par des palissades de charmes percées de niches
  • L’enchaînement entre les différents jardins clos par de la dénivellation et le partage de chacun en figures géométriques
  • La présence de l’eau, symbole de fertilité.

Les travaux de rénovation du jardin des fleurs sont achevés en 1998.

La ville d’Enghien a bénéficié de l’aide du ministère de la région wallonne de Belgique sous forme de subsides et de la Communauté européenne.

Le ministère de la région wallonne a classé les jardins clos comme monument.

Sources

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