Enghiennoise

De WikiEnghien.

L'Enghiennoise est -selon la dénomination officielle- l'Association Royale des Etudiants d'Enghien de l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve.

C'est même bien plus que ça !

Sommaire

Histoire

Les années héroïques

De quand date l'Enghiennoise ? A cette question essentielle, il y a une réponse : l'Enghiennoise est mentionnée pour la première fois dans " L'Etudiant " du 1er février 1888. On y évoque la réunion récente de la Société Enghiennoise, fondée tout récemment par les anciens étudiants du collège d'Enghien". Le document est suffisamment important pour qu'on publie in extenso le contenu du compte rendu :

"Réunion très vive et très amusante, tout en ayant son côté utile et pratique. En effet, après que le secrétaire eut donné lecture aux membres de la société des adhésions nombreuses de presque tous leurs professeurs du temps jadis, la parole fut accordée à M. Albert Auwers pour développer son travail autant littéraire que juridique : " le Divorce ". La critique de ce travail a été confiée à M. Auxenne.

Après que l'on eût obéi au règlement de la société en accordant à la première partie de la réunion le caractère sérieux qu’elle mérite, on passa au côté agréable : inutile de dire que la musique en fut le principal attrait et parmi tous les amateurs qui se firent entendre nous devons sans contredit nos louanges et nos félicitations à M. Louis Piron, qui fut admirable de verve et d'entrain.

Allons, Messieurs de l'Enghiennoise, votre société promet bien, et si vous persévérez dans la voie engagée, si l'entente et la joie président à toutes vos réunions, nous vous assurons longue vie, bonheur et prospérité."

Assurément, cette prophétie se révéla très exacte!

L'Enghiennoise apparaît donc d'emblée comme une société de collège. Elle s'inscrit dans un contexte favorable à la constitution des sociétés estudiantines. Mais il est remarquable que les anciens d'un si jeune collège, fondé à peine depuis 1882, aient pu ainsi, six ans plus tard, mettre sur pied une société qui continue de prospérer 110 ans plus tard. Mérite d'autant plus grand pour des jeunes gens qui représentaient la première promotion issue du Collège Saint-Augustin.

Au-delà de cette date mythique de 1888, on perd toute trace de l'Enghiennoise. Monsieur Yves Delannoy nous révèle cependant, dans sa somme sur l'histoire du Collège Saint-Augustin, un chant intitulé "L'Enghiennoise louvaniste" écrit par un certain Fernand Legrand. Seules les paroles nous sont restées. Ce chant, qui est peut-être le premier hymne de l'Enghiennoise, aurait été composé au plus tôt fin 1898, début du cycle universitaire de son auteur.

Il faut attendre les élections de 1903 pour retrouver mention de l'Enghiennoise. A l'époque - et comme aujourd'hui - les étudiants élisaient le comité chargé de diriger les activités de la société. C'est alors Arthur Nachtergael, étudiant en médecine originaire de Dour, qui est proclamé Président pour l'année suivante. Un sacré beau gosse, cet Arthur, réputé pour son succès auprès des dames. Originaire du Borinage, il cumule, pour l'année académique 1903-1904, la fonction de Président de l'Enghiennoise avec celle de Vice-Président de la Boraine, Président en 1904-1905, il sera aussi secrétaire et représentant de la provinciale Hennuyère au sein de la Société Générale des Etudiants (la Générale), et trésorier de la Fédération des Provinciales Wallonnes (la Fédé), aile francophone de la Générale. Le Président est à l'époque entourée d'un Vice-Président, René Oblin de Petit-Enghien, étudiant en médecine, d'un trésorier Louis Gallez, d'un secrétaire, Maurice Roland, et d'un commissaire, Fernand Buys.

Peu d'indices sinon pour ce qui est du fonctionnement de la société. On sait que fin 1903 l'Enghiennoise tenait ses réunions au café " chez Helbo ". Le seul compte rendu que l'on possède concerne la réunion du mercredi 4 novembre 1903:

" Arthur Nachtergael a présidé d'une façon toute magistrale. Grâce à M. Rollin, dans son répertoire de chansonnettes, Tondereau, pianiste de talent, Holemans, etc., la séance fut pleine d'entrain et de gaieté. Le clou de la soirée furent les nombreux discours de M. Oblin. Il a servi, sans désemparer, une allocution touchante aux bleus, des considérations morales sur les études, enfin une causerie sur la "Banqueroute de Mirabeau". "Horresco referens."

Année faste cette année académique 1903-1904, puisque trois "comitards" enghiennois, Oblin, Gallez et Nachtergael, briguent la présidence de la Hennuyère. Coïncidence, ces trois compères sont tous étudiants en 1ère doc. médecine. L'avant-Garde, journal estudiantin des provinciales, s'attarde plus longuement sur l'un d'entre eux, René Oblin, réputé comme on vient de le voir pour ses qualités oratoires :

"Oblin ne se contente pas de descendre en ligne directe de Mirabeau, il voudrait même monter sur les velours présidentiel de la Hennuyère, och ziet eens!; a commencé la campagne électorale dequis (sic) 2 mois, a un programme mixte, mi-conservateur, mi-démocratique; nos lecteurs en jugeront :

"Partisan de l'égalité sociale, dit-il du clergé, de la noblesse et du Tiers Etat, estimant que l'union est liée à l'établissement de cette égalité je prone (sic) cette opinion que chacune des trois puissances précitées, doit être représentée. Or si vous m'accordez vos suffrages : le clergé est représenté car je suis avant tout catholique.

La noblesse est représentée, car j'ai la noblesse de coeur; d'ailleurs, je suis comte depuis la revue.

Le tiers Etat est représenté, car je suis le démocrate de tous les démocrates.

Je laisse aux électeurs sensés et à mon pays, le soin de me juger, ils savent que s'ils m'honorent du sautoir présidentiel, Oblin descendant de Mirabeau ! représentant du clergé, de la noblesse, du tiers-Etat sera à la hauteur de la tâche". Ainsi parla Oblin, vénérable parlage."

L'année académique 1904-1905 est marquée par le passage du trésorier Louis Gallez à la tête de la présidence, secondé par le Vice-Président Maurice Roland, le trésorier Emile Dewever, le secrétaire Charles Prové et les deux commissaires Georges Dandois (trésorier hennuyère 1907) et Leroy. Là encore, les sources de l'histoire de l'Enghiennoise sont peu nombreuses; seul fait notable la participation des Enghiennois, sous la direction d'Emile Pacco, étudiant en Droit, à la Fête de Gymnastique. La société est alors qualifiée de " florissante ".

Pour 1905-1906, c'est Maurice Roland qui succède à la présidence. Un phénomène, ce Roland, dit le Couss ! Etudiant ingénieur, il est d'abord passé secrétaire puis Vice-Président de l'Enghiennoise. Son charisme en tant que président de la provinciale Hennuyère lui vaudra un portrait dans le journal estudiantin Le sulfatare.

" Connaissez-vous le Couss ? Naturellement; qui ne le connaît pas ? (...)né natif de Chaussée-Notre-Dame-lez-Soignies, il fit de fructueuses humanités au collège d'Enghien, sous la protection titulaire de Saint-Augustin, dont il a d'ailleurs toutes les vertus. Le croiriez-vous! il fut un collégien sérieux bloqueur, timide même. Il faisait la joie de ses professeurs et la consolation de ses parents. Enfin, un beau jour (...) il débarquait à Louvain. (...) Après de longues années, durant lesquelles il passa toutes les étapes qui mènent à la gloire, il fit partie de toutes les sociétés, ne manqua pas une roulade, (…) nous le retrouvons il y a deux ans presque ingénieur et Vice-Président de la Hennuyère. C'était l'année des fêtes Wallonnes, le Couss s'y dévoua corps et âme; en collaboration avec Paul Fontainas il pondit "Et ta soeur ?", la superbe revue dont le succès fut si retentissant."

Outre le fait qu'il fut élu Président de la Hennuyère pour l'année académique 1907-1908, le biographe nous signale encore qu'il fut "rédacteur de nombreux journaux, membre d'une foule innombrable de société, pilier du cercle apologétique, de l'Emulation, etc. Colombophile passionné et, enfin étudiant en électricité."

Voilà bien le genre de renseignements que l'on aimerait trouver à profusion. Mais les sources de la vie estudiantine sont plutôt rares et les informations sur l'Enghiennoise de plus en plus fragmentaires; c'est tout juste si on connaît les membres des différents comités qui se sont succédé.

Année académique 1906-1907

pas d'information

Année académique 1907-1908

Président : Georges Depasse de Piéton (2ème doc. en 1907-08)

Vice-Président : Georges Dandois (cfr supra)

Secrétaire : Lefèbvre (François ou Armand, tous deux de Quartes)

Trésorier : A. Van den Abeele (2ème doc. médécine 1908-1909)

Commissaires : Alexandre Lemaire, de Chimay (2ème candi préparatoire philo et lettres pour le Droit) et Ernest Hanappe, de Courcelles (3ème pharma 1911-1912)

Années académiques 1908-1909 à 1910-1911

pas d'information

Année académique 1911-1912

Président : Armand Bauduin, d'Obaix, 3e doc. médecine en 1913

Vice-Président : Marcel Fernez, de Saint-Ghislain, 1ère épreuve philo et lettres prépa Droit 1911-1912

Trésorier : Désiré De Senépart, d'Anvaing, 2e doc. médecine 1913

Commissaire :?Aimé Papegnies, de Bois-de-Lessines, examen préparatoire au doctorat en sciences naturelles et pharmacie

Un nouveau poste apparaît, celui de porte-drapeau confié à Jean Mascart. De ce drapeau, nous ne savons rien sauf qu'il était encore en possession de l'Enghiennoise dans les années '50.

Pour l'année académique 1912-1913, on a bien retrouvé l'annonce d'une réunion mais son objet nous restera probablement à jamais inconnu.

Les années obscures

Avec la première guerre, les régionales sont supprimées. La ville de Louvain est particulièrement touchée par la guerre. Et nombreux sont les symboles et les traces de la vie estudiantine qui périssent dans les flammes. Les activités des régionales ne reprendront que très progressivement après la guerre. La Hennuyère, dont faisait partie l'Enghiennoise avant-guerre, est officiellement reconstituée le 15 mars 1921. L'existence de l'Enghiennoise semble attestée dès 1929. La société est présentée dans le périodique du Collège Heri et Hodie comme une "bande joyeuse formée d'heureux compères qui tour à tour savent guindailler et bloquer, finissant presque tous par réussir brillamment leurs examens". Mais " L'Ergot ", journal des régionales depuis 1931, ne mentionne rien concernant l'Enghiennoise. Il faut attendre l'année académique 1937-1938 pour la retrouver. Et encore, connaît-on seulement le nom de son Président Lucien Bozet, étudiant en pharmacie. L'année suivante est un peu mieux documentée; on retrouve un comité complet:

Année académique 1938-1939

Président : Edgar Olemans, étudiant en Droit (futur notaire)

Vice-Président : Jacques Christiaens, étudiant en médecine

Secrétaire : Maurice Piret, étudiant ingénieur des Mines

Trésorier : Roland Van lint, étudiant en Philosophie

Censeur : Jean Caimo, étudiant en pharmacie

La régionale est placée sous la Présidence d'honneur de deux anciens du collège d'Enghien, le Professeur Yernaux et l'abbé Daubin, directeur de l'Ecole commerciale et consulaire de Mons.

La régionale se réunit alors une fois par mois mais ne dispose pas de local.

Pour cette période, notons encore la création en 1932 d'un Cercle régional catholique d'Enghien dans le cadre du développement des cercles d'études fédérés au sein de la Jeunesse Universitaire Catholique (JUC). Pas de confusion possible avec les régionales. Les cercles catholiques sont des cercles de réflexion placé sous la direction morale d'un ou plusieurs aumôniers et qui ont pour but de s'intéresser "à tous les aspects de la vie catholique de leur région, dans les domaines social, religieux, culturel et économique". Et bien que ces cercles veuillent "entretenir parmi leurs membres la joie, la franche gaieté, la cordialité légendaire", cela n'a rien à voir avec la bamboche des régionales. En 1936-37, ce cénacle qui, en principe, ne compte pas plus d'une quinzaine de membres est présidé par un certain Albert Nechelput et dirigé par les aumôniers P. Samain et J. Lengrand du Collège du Saint-Esprit. Les réunions ont lieu tous les quinze jours, le mardi de 20h à 22 h à la Maison de l'Action Catholique pour la Jeunesse de Belgique (ACJB). Les thèmes d'étude abordés par le Cercle sont notamment Rex, la littérature et la question wallonne, la presse en Belgique et les principes de l'éducation chrétienne. Outre ces sujets de débat, des "réunions récréatives extraordinaires" sont également au programme.

Le temps du renouveau

La seconde guerre mondiale vient encore une fois briser la vie associative estudiantine. L'Enghiennoise renaîtra vite de ses cendres puisqu'en 1949 elle est déjà remise sur pied et pourvue de nouveaux statuts. A cette occasion, le Comité prend l'initiative de consigner les faits importants de l'existence de l'Enghiennoise dans un grand registre noir. Ce registre, véritable livre de bord de l'Enghiennoise, sera utilisé au moins jusqu'en 1960. Une source précieuse de la vie de l'association qui n'a toujours pas été exhumée.

C'est très exactement le 17 novembre 1953 que l'Enghiennoise réintègre le giron de la Fédération Wallonne des Régionales (toujours cette période de quarantaine qu'on nous impose - ce sera le cas aussi en 1985- alors même que l'Enghiennoise est l'une des plus anciennes sociétés louvanistes). Plusieurs petites régionales ont définitivement disparu. La provinciale Hennuyère ne sera pas restaurée, les sous-régions qui la composaient préfèrent désormais cultiver leurs particularismes et se démarquer d'une province qui n'a pas d’homogénéité.

Pourquoi ce retour ? Encore une fois, on l'ignore. Un article de " L'Ergot " nous informe que les (re)fondateurs possédaient encore le drapeau de la régionale d'avant 1914. Une précieuse relique qui peut suffire à motiver une équipe, surtout quand on sait que de nombreux drapeaux disparurent dans les flammes des deux guerres. L'équipe qui reprend le flambeau est particulièrement motivée; pour l'année académique 1954-55, il est question de créer la "Maison de l'Enghiennoise". Le projet échoue mais l'ambition reste grande. A l'époque, les Enghiennois baptisent pas moins de 14 bleus. Beau début ! Et la société semble jouer un rôle déterminant dans l'organisation de la Saint-Nicolas (saint patron d'Enghien, si je ne m'abuse). Au programme, bals, réunions culturelles, bibitives et sorties à Bruxelles. A l'époque, l'hymne "L'Enghiennoise universitaire" ne semble plus connu de personne et c'est le Valeureux "Titjes van Enge" qui résonne désormais dans les rues de Petermansville.

En 1956-57, sous la Présidence de Claude Fontaine, l'Enghiennoise compte plus d'une soixantaine de membres et aligne trois équipes sportives. Fastueuse année s'il en est puisque l'Enghiennoise frappe un grand coup le 15 décembre 1956 en organisant un grand Bal animé par deux orchestres. Le Bal de l'Enghiennoise deviendra au fil des ans l'une des activités les plus remarquables et les plus renommées de la société.

Sur le plan convivial, les Enghiennois sont très appréciés. Oh, la régionale ne se caractérise pas vraiment par ses mouvements de masse; ils ne sont pas très nombreux les Enghiennois sur le site, mais côté cordialité et ambiance, ils n'ont pas leurs pareils. La reconnaissance des grandes soeurs régionales et de la Fédé passe d'ailleurs nécessairement par une campagne de "relations publiques". Et pour cela - c'est une constante dans l'histoire de l'Enghiennoise d'après-guerre - pas besoin de forcer son talent. D'un naturel extraverti, l'Enghiennois s'intègre à merveille; mieux, l’Enghiennoise intègre !

A l'origine, société de collège, l'Enghiennoise est toujours composée d'éléments aux origines géographiques très diverses. Cette caractéristique s'accentue au point qu'elle finit par assimiler des étudiants qui n'ont aucun lien avec Enghien. Il est vrai que, pour sa survie, la société n'a pas vraiment le choix. Peu nombreux, les Enghiennois universitaires ne sont pas toujours très vaillants à s'engager dans les activités de leur société. Bien sûr, il reste toujours un noyau d'étudiants sortant du Collège; mais l'Enghiennoise a désormais la réputation d'être une bande de copains plutôt que d'être à proprement parler une "régionale". Pas de cadre rigide donc, de statuts stricts qui interdisent l'accès d'individus étrangers à Enghien ou au Collège; cette étonnante souplesse d'esprit fait de l'Enghiennoise une société ouverte, atypique, un peu iconoclaste, vivante et vivifiante pour le folklore étudiant.

C'est un constat valable pour l'ensemble de l'histoire de l'Enghiennoise d'après-guerre. Mais, comme on ne sait rien de la période qui précède, on peut imaginer que c'est ce profil qui a permis à l'Enghiennoise de subsister jusqu'à maintenant et ce malgré le traumatisme des deux guerres et de la scission de l'Université de Louvain.

Les comités depuis 1954-55

1954-55

Président : François Puissant, étudiant médecine

Vice-Président : Dubois (?)

Secrétaire : P. Delbrouck

1955-56

Président : François Puissant, étudiant médecine

1956-57

Président : Claude Fontaine,

Délégué sport : Gérard Voisin

1957-58

Président : Clément Crohain, étudiant en agronomie

1958-59

Président : J.-J. Marchand, étudiant en médecine

1959-60

Président : G. Hovine

local : le Romance, 11 place de l'Université

1960-61

Président : Michel Demoortel

local : le Romance

1961-62

1962-63

Président : Rufin Decoster

1963-64

Président : Bernard Lebbe

local : L'éventail

1964-65

Président : Emmanuel Calicis, étudiant en médecine

local : le Juan, rue du Mayeur

1965-66

1966-67

1967-68

Président : Michel Dubois

local : Blue note, av. des Alliés (Bondgenotenlaan, 48)

1968-69

Président : Gui Fossé

local : Blue note, av. des Alliés (Bondgenotenlaan, 48)

1969-70

Président : …

local : Blue note, av. des Alliés (Bondgenotenlaan, 48)

1965-1970

Président non identifié : Dimitri Malisas

La fin de Leuven: rebâtir encore et toujours...

L'expulsion des francophones de l'Université de Louvain vers Bruxelles et le Brabant-wallon est un véritable choc psychologique. Le folklore estudiantin semble définitivement éteint. Les étudiants transplantés à Louvain-la-Neuve boudent ce site perdu en plein champ. Dans les premiers temps, ils persistent à s'accrocher à leur ancienne ville universitaire, quitte à faire la navette tous les jours. Les régionales sont mortes, seule la Lux, régionale des étudiants luxembourgeois subsiste et assure la continuité entre les deux sites. Elle sera la semence qui redonnera des racines au monde estudiantin sur le sol historiquement étranger de Louvain-la-Neuve. Car les années passent; les nouveaux étudiants n'ont pas la nostalgie du berceau historique de leur université. A la suite de la Lux réapparaissent bientôt la Carolo, la Brabant-Wallon, la Boraine.

L'Enghiennoise se réveille de son grand sommeil à l'aube des années '80. Un premier comité trouve à s'abriter au-dessus d'Al' fosse I, cercle des Carolos; on y touve une paire de Vansnick, un "certain" Pipette, Thierry Allard, (comme le cascadeur ! mais de la pinte celui-là !) futur président de la Fédé 1983-1984, un fracassant de Dorlodot, sans parler de Communiste, Dodu, Rourou, etc.

L'histoire se contentera de retenir leur nom de combat, faute d'avoir jamais pu identifer leur véritable état-civil. L'absence des médecins sur le site de Louvain-la-Neuve est en soi un drame tant on sait combien les étudiants en médecine furent actifs au sein des régionales et de l'Enghiennoise en particulier.

Après un léger hiatus de deux années (1983-1985), voilà qu'arrive une nouvelle équipe fraîche émoulue du Collège. Mais Louvain n'a pas de mémoire; le cycle de vie d'un étudiant est relativement éphémère. Une génération chasse l'autre et il suffit d'un passage à vide dans l'histoire d'une régionale pour qu'elle perde sa renommée. Deux années s'étaient écoulées à notre arrivée à Louvain-la-Neuve, l'Enghiennoise n'était déjà plus qu'un lointain écho dans le souvenir des plus anciens. Il fallait donc tout rebâtir d'instinct; et l'instinct, pour cela, ne nous manqua pas. Sous ma Présidence (1986-1987), on s'attela à rétablir les contacts avec l'ensemble des régionales et à faire valoir notre privilège historique à faire partie de la Fédé (ce qui nous avait déjà été refusé une première fois début 1986 au motif de notre faible représentation).

En 86-87 donc, nous avions trouvé un allié, la Tournaisienne; l'intégration en fut dès lors très largement facilitée. Outre les activités de la Tournaisienne auxquelles nous acceptions bien volontiers de donner un coup de main, nos premières entreprises se devaient surtout d'être médiatiques : stand aux 24 heures vélo, participation haute en couleur au premier carnaval de Louvain-la-Neuve (en costume de hallebardiers espagnols), stand à la semaine Fédé, création d'un drapeau aux armes d'Enghien, création d'un périodique : le Foefeleer (lequel malheureusement ne vit que deux parutions).

Enfin, et il faut bien dire, l'Enghiennoise avait comme pilier Michel Luyckx et son Collegian's Band qui nous assura d'emblée un potentiel de sympathie.

Bref, des activités d'une qualité remarquable ... qui nous mirent en déficit pour les deux années suivantes. Je m'empresse donc de saluer mes deux successeurs, Alain Vansnick (Président 1987-1988) et Jean-louis de Walque (écuyer-président 1988-1989) pour leur bonne gestion qui a permis à la société de ne pas être obérée. Ces deux années furent marquées par un progrès constant dans le développement de la régionale. Réintégrée dans la Fédé, l'Enghiennoise obtint en 88-89 un kot officiel de régional. Ceci dit, moins parce que l'on était adulé par le Comité Fédé que parce que plusieurs régionales n'y avait plus droit soit pour manque d'activités, soit pour manque d'entretien.

Cette année là fut aussi celle de tous les défis et de toutes les réussites avec en apothéose le grand Bal du Salon des Arcades à Horrues, un événement "clââsse" qui laissa plus d'un bleu enghiennois ébaubi (ceux-ci avaient choisi de venir en basket et en jeans!).

Mais, triste désillusion! c'est au moment où l'Enghiennoise avait atteint sa vitesse de croisière que la Fédé choisit de lui retirer son kot et forcément sa représentation officielle, (Merci, Bayot!). Il est vrai que la relève n'était pas là; et comme les bonnes volontés se désistèrent les unes après les autres, il fallut bien se rendre à l'évidence que l'Enghiennoise n'aurait pas d'avenir à court terme. L'Enghiennoise fut donc solennellement enterrée sur la place Galilée près d'un platane (ou d’un bouleau ?) un soir de guindaille déprimante. A y repenser, je ne me souviens même pas de ce que l'on y a enterré (non, pas Tony, j'l'ai encore vu la semaine passée !).

Mais voilà, le vent a tourné. Une jeune équipe a repris le témoin. Beaucoup d'Enghiennois au sein de leur troupe, ce qui change un peu de la tradition; une nouvelle page de l'Enghiennoise va donc s'écrire à Louvain-la-Neuve. A eux de perpétuer l'esprit ouvert et frondeur de l'Enghiennoise. Longue vie à l'Enghiennoise, bateau ivre qui mena tant d'entre nous d'une rive à l'autre de notre si courte vie d'étudiant.

1995: Tel le phoenix...

La recréation de l'Enghiennoise, c'est d'abord l'histoire d'un pari, pari stupide peut-être, mais pari gagné ...

Tout commence en effet un soir de guindaille en 1994 quand deux étudiants fraîchement émoulus du Collège, se lancent un défi mutuel : rétablir, avant la fin de leurs études, une Enghiennoise digne de ce nom sur le site de Louvain-la-neuve. L'histoire aurait pu s'arrêter là si nos deux étudiants ne s'étaient avérés être de fameux bavards et n'ayons pas peur du mot; deux fameuses grandes gueules. Très vite la rumeur se répand : l'Enghiennoise est sur le point d'être recréée...ou plutôt elle est recréée...et elle serait même sur le point d'organiser sa première soirée. C'est ainsi que, placés au pied du mur, ces deux étudiants à la langue trop pendue, se résignèrent à louer la CASA pour ce qui allait être le début d'une bien belle histoire... C'était le 13 mars 1995.

Et cette première activité officielle connu un large succès, même si elle n'avait guère commencé de la meilleure des manières, et que les premières heures durant, nos deux étudiants affichaient des mines déconfites et désabusées, en voyant cette salle si chèrement payée désespéremment vide, et ces fûts entamés, ... désespéremment pleins !

Mais la recréation de l'Enghiennoise, c'est aussi et surtout une histoire d'amitié ...

Dès le départ, l'Enghiennoise repose en effet sur un groupe d'amis, les fidèles des fidèles, auxquels viendront s'ajouter, au fur et à mesure, les amis des amis... qui, bien entendu, sont nos amis.

C'est sans doute ce qui fait que de tous temps l'Enghiennoise a été appréciée pour l'ambiance familiale et bon enfant qui y règnait. Les premières activités enghiennoises se limitent en effet à des soirées d'anniversaire et de dégustation, et le premier signe tangible de l'existence de notre Régionale sur le site constitue simplement l'inscription de la locomotive enghiennoise, au Mundiallito, tournoi de football à six organisé sur les terrains du Blocry. C'est à cette occasion qu'apparaissent nos premiers t-shirts; de couleur grise, ils sont frappés d'une locomotive dans le dos qui surplombe le nom de notre groupe... relativement illisible si l'on en croit les commentaires de l'époque.

C'est aussi pour ça que l'Enghiennoise a fonctionné aussi bien dès ses débuts. On retrouve dans le premier comité élu, l'essentiel des personnes qui ont animé ces soirées et fait vivre cette équipe; Thomas Quinet en était le Vice-Président; Virginie Andrieu, la Secrétaire; Grégory Lebout, le Trésorier; Albert Derasse se chargeait de la presse; David Tordeurs des Sports et de la Culture et Raphaël Derijcke des relations extérieures; pour ma part j'en assurais la Présidence.

Mais c'est aussi pour ça que l'Enghiennoise reste fragile, trop tributaire d'une génération, et au sein de celle-ci de quelques individualités.

C'est enfin pour ça que l'Enghiennoise reste avant tout tolérante; ouverte aux personnes issues de toutes les Régions, de tous les parcours étudiants, et de tous les milieux; unis par l'amour du bon vivre et du folklore;

viscéralement attachés à notre belle ville d?Enghien et à sa Région.

1995-1996: L'année de confirmation

Septembre 1995, rentrée universitaire, notre objectif : doter l'Enghiennoise d'une structure stable et durable et dans la foulée réintégrer le giron des Régionales louvanistes, car l'Enghiennoise c'est aussi un projet ...

Et l'année nouvelle est riche en objectifs et en ambitions ...

D'abord s'assurer que la Régionale fonctionne et pour cela définir avec exactitude le rôle de chacun; mais s'assurer aussi quelle a les moyens de fonctionner et à cette fin mettre en vente les premières cartes de membre, et organiser une nouvelle soirée CASA, en espérant qu'elle s'avèrera plus lucrative que la première.

Ensuite s'assurer que la Régionale soit connue et à cette fin imprimer des sweet-shirts et prendre les premiers contacts avec les autres Cercles et Régionales. Mais aussi organiser nos premières coronae et calotter nos premiers impétrants. Ce fut aussi l'occasion de ressortir des presses estudiantines les nouveaux numéros du " Foefeleer ", journal de l'Enghiennoise portant le nom de " Touille-Merde "

Enfin veiller à ce que la Régionale soit reconnue.

Si les 24h vélo 1995 (18 octobre 1995), nous restent fermées pour la dernière fois, le carnaval Fédé du 13 mars 1996 nous permet pour la première fois de montrer ce dont notre Régionale est capable. Les " Titjes " porteront pour l'occasion les costumes des macralles de Biévène ce qui leur assussera un vif succès, particulièrement auprès des enfants. Un carnaval réussi nous permet de participer partiellement à la semaine Fédé ... l'Enghiennoise se voit offrir une place sous le chapiteau le jour des dégustations régionales.

Tout cela déboucha fort logiquement sur notre retour à la Fédé; le 22 avril 1996, un bar à la petite CASA clotûrait notre intronisation en même temps qu'il marquait le retour de la Liègeoise ... Coincidence?

Si notre présent était désormais établi, encore fallait-il inscrire notre mouvement dans la durée, car l'Enghiennoise c'est une histoire....

La plus grande crainte des membres du comité de l'époque est, en effet, de voir disparaître avec la fin de leur parcours étudiant, ce groupement auquel ils se sont petit à petit attachés. Après avoir retrouvé la trace de notre passé, encore fallait-il consolider notre futur. Un comité, plus étendu et plus complet, était élu le 1er mai 1996 au cours de notre désormais traditionnel barbecue.

Mais c'est là une autre histoire ...

Tout cela pour que l'histoire ne soit pas un éternel recommencement......

1996-1997: La relève

Les élections du 1er mai 1997, désignèrent le nouveau comité qui allait mener l'Enghiennoise durant une année. Ce comité comptait 11 personnes :

Président : Thomas Quinet Vice-Présidents : Grégory Lebout et Olivier Meulenyser Trésorier : David Tordeurs Secrétaire : Sophie Squilbin.

Cinq de ces membres s'étaient regroupés dans un " commu " pour former ce qu'on allait appeler : le kot Enghiennoise (1/30X rue du Pachis à LLN).

La rentrée débutait en force avec l'organisation des premiers baptêmes estudiantins de la " nouvelle " Enghiennoise. Pas moins de 16 bleus s'y inscrivirent et furent baptisés le 9 octobre 1996. Les murs de la salle de baptême retentissent encore de la chanson de Radio Enghien que les bleus eurent à coeur d'entonner à qui mieux mieux...

La réapparition d'un " vélo enghiennoise " au 24h se fit sous la forme d'un Vélo " E.T. " qui n'en n'avait que le nom, mais déjà l'Enghiennoise prenait ses marques lors des manifestations organisées par la Fédé. Les sourires et les remarques humoristiques essuyées par l'Enghiennoise à ses débuts s'estompaient progressivement et notre chant créait sa place dans les têtes encombrées des guindailleurs de Louvain qui ne purent s'empêcher d'éprouver pour nous une certaine sympathie. Le premier quadrimestre se termina par une série de bars, de coronae et de soirées tous plus mémorables les uns que les autres.

Le deuxième quadrimestre commença par la participation de l'Enghiennoise à la bibitive et à la soirée Hennuyère. Activité qui relancée cette année-là, réunit toutes les régionales du Hainaut, (neuf au total). S'en suivit, de mémoire d'étudiant, la première semaine culturelle enghiennoise organisée depuis longtemps. Le programme chargé comportait une sortie festive, une ouverture avec concert de musique estudiantine, une dégustation, un tournoi de Base-ball, une mémorable visite d'Enghien, un accueil à la brasserie de Silly, et pour clôturer, un bal en la Salle des fêtes du Collège Saint-Augustin (manifestation couplée au banquet de l'Association des Anciens du Collège Saint-Augustin et organisée conjointement avec elle).

La participation de l'Enghiennoise au Carnaval Fédé vit nos étudiants, , très fiers de leur appartenance à Enghien, déambuler en " Titjes van Enge " dans les ruelles de leur cité universitaire ; merci Craenhaels, merci les étiquettes de Double, merci les Parents qui œuvrèrent, merci à ceux qui créèrent l'ambiance.

La présidence briguée par deux candidats se départagea par le vote des membres lors de la soirée Casa du 24 mars 97. Des 80 membres effectifs de l'Enghiennoise, 26 votèrent le vote fut partagé et chacun des candidats obtint 13 voix ! Le comité, dans une réunion de crise, décida donc de décider lui-même du résultat du scrutin ! Nicolas Ternest fut donc choisi !

La fin de l'année vit l'Enghiennoise recevoir le titre de régionale la plus méritante du Site lors d'un concours organisé par la Lux. Elle se vit, en outre, accorder le titre de " Royale ", le 24 avril 1997 par le Palais, devenant dès lors :

"L'Association Royale des Etudiants d'Enghien de l'Université Catholique de Louvain ".

Les élections Fédé virent aussi l'Enghiennoise recevoir un kot officiel de la fédération Wallonnes des régionales, 8 ans après que le dernier kot enghiennoise fut tombé ! Les élections du 1er mai 1997 (le Président y proposant son équipe) virent un nouveau comité de 21 personnes se mettre en place dont 9 allaient remplir dès la rentrée académique suivante le nouveau kot Enghiennoise ...

La relève était là, les " vieux-prouts " allaient pouvoir se retirer, l'Enghiennoise continuerait, le pari était gagné!

1998-1999: Le quitte ou double

Début mai 1998, Stephan De Brabandere devient président lors d'élection folklorique qui se déroulèrent au cercle agronomique. Présage d'une année calamiteuse ou simplement jeune âge (18 ans), il ne réussira pas à accomplir l'épreuve bibitive requise à tout président et sera sans doute le seul avant longtemps à devoir attendre le septembre suivant (...et ses 19 ans) pour porter le band brodé du nom de ses prédécesseurs. L'accompagnera à tout instant Thomas Schot, vice-président, Françoise Gélis, trésorière.

Collaboration du CSA, de l'UCL (fichier des entrants / code postal) => tour des potentiels bleus.

Nouveau sweats

Sponsor (BBL)

Capes

Soirée au bal !

Décor fédé: 1 !!!

Cette année se clôtura à merveille par un petit évènement symbolique lors d'une première (et dernière?) soirée organisée en collaboration avec le Cercle Philo&Lettre (notre éternel bruyant voisin) à l'occasion de la semaine des Blancs Chevaux. Deux ans après, l'Enghiennoise est en effet à nouveau nommée la régionale la plus méritante de Louvain-la-Neuve! Quelle belle récompense pour ce tout petit groupe qui, durant toute l'année, a sacrifié ses heures de sommeil au profit de la régionale. Même le philo offrira un fût pour fêter l'évènement!

Semaine Enghiennoise de fou ! (tournoi balle pelote)

2000-2001: Le train est lancé

Tout débuta par des élections Enghiennoise à l’ancienne Petite Casa tout juste avant les transformations pour qu’elle devienne le Coq Hardy. Pour l’anecdote, le président, François-Xavier Dosogne, encore innocent à l’époque eu le malheur de confier les clés de la salle 30 secondes à Stephan De Brabandere, distrait devant l'éternel, on ne les retrouva jamais ! Ca commençait mal et on aurait pu croire que c’était de mauvaise augure pour la suite, pourtant c’est bien la seule chose que nous allions perdre durant toute l’année. Je tiens par ailleurs à profiter de ces lignes pour une fois de plus remercier mes plus proches collaboratrices de l’époque pour leur année de feu…

En effet le pari était de taille ! Grâce à l’esprit Enghiennois triomphant et à la motivation de mes prédécesseurs, l’Enghiennoise avait quitté son statut de « petite régionale » pour devenir l’étoile montante. Et la surenchère était là, chaque comité voulait faire plus que son prédécesseur ajoutant au calendrier déjà chargé de nouvelles activités originales…

Dès lors appuyé par les deux grandes vice-présidentes Anne-Françoise Henne "Boule" et Aline Piersoel l'Enghiennoise va encore accélérer la cadence. Au programme de cette année, pas moins de 60 activités (plus de 2 par semaine) dont, outres les cinefac et les bars dégustation traditionnels (dont le bar mystère destiné à trouver un nom à la nouvelle bière de Silly – aujourd’hui l’Enghien Noël), il y eu cette année là les premiers skis 100% Enghiennoise à Serre Chevalier, l’inauguration de la statue du Titje (et son calottage durant la visite en Février), un Week-End comité à la mer, les visites à l’Enghiennoise ULB (mémorable pour certaines !!!), la journée d’information aux rhétos et l’inauguration de la nouvelle Petite Casa dont nous allions cette année là décrocher le record de fûts toute soirée confondue (23 fûts !!!) et la peinture de notre nouveau logo sur un mur de celle-ci. Une multitude de soirées (quasiment une par semaine) et de coronas ou passages de lettres vinrent compléter ce joli programme qui se termina en apothéose par la première place au décors Fédé grâce à une réplique du collège et de sa tour ronde.

Mais il ne nous suffisait pas de grandir, le grand défi de notre année fut d’adapter les structures de l’Enghiennoise afin qu’elle puisse gérer son agrandissement. Le constat était en effet sans appel, nous avions quittés la structure de petit groupe de potes et de nombreux extérieurs inconnus fréquentaient désormais nos soirées. Afin éviter les débordements du passé (pare-brise cassé, table de mixage volée,…) il fallait désormais responsabiliser chacun dans ses actes (qui casse-paye) et nous protéger juridiquement. Par ailleurs poussés en ce sens par la Fédé, c’est ainsi que fut crée le 15 février 2001 l’ASBL de l’Enghiennoise. Un mois plus tard au week-end comité à la côte belge, dans l'appartement des parents d'Aline Piersoel, furent votés les statuts de l’Enghiennoise dont le but était plus de coucher sur papier les procédures d’elections et de fonctionnement existantes que d’avoir un caractère obligatoire.

Cette année vit aussi l’arrivée d’un nouvel ami de l’Enghiennoise : son garage. Le petite reserve du kot (située sous l’escalier du rez de chaussée) était devenu trop petite…

Enfin, il serait impossible de décrire cette année sans évoquer que nous sommes passés à coté du pire : l’annulation du bal. En effet, en dispute avec le collège cette année là suite aux problèmes de gestion (indépendants de notre volonté et dont j’ai fait mention auparavant) des années précédentes, nous nous étions alors tournés vers la commune afin d’organiser le Bal aux écuries du parc. Mais un changement de législature annula la réservation. Nous nous en rendîmes compte 5 jours avant le bal, 5 jours pour trouver une solution. Et c’est ainsi qu’une petite délégation (Stephan De Brabandere, Aline Piersoel et François-Xavier Dosogne) de négociateurs s’élança un jeudi matin vers Enghien et son hôtel de ville pour une mission de la dernière chance : Décrocher une autorisation communale exceptionnelle d’organiser une soirée dans cette salle de mariage… La suite vous l'imaginez, le bal y fut bel et bien organisé tant et si bien que c’est le collège qui nous contactait la semaine suivante pour nous offrir de revenir dans la salle des fêtes dès l’année suivante… !!!

God Bless you, God bless l’Enghiennoise !!

2002-2003: Le début des Pas-Ninis

Septembre 2002.
L’on voit et entend venir de loin une troupe compacte et solidaire de 35 bleus survoltés. Un record qui est certes en partie dû à la présidente sortante ;-). Les femmes de pouvoir ont, semble t’il, cette faculté d’attirer à elle nombre de jeunes recrues prêtes à tout ! C’est donc une ambiance de baptême fracassante qui perdure en ce début d’année académique, à qui se fera le plus remarquer, mais pouvait-on en vouloir à ces jeunes brebis de promouvoir si vaillamment nos couleurs aux quatre coins de la ville...

Souvenir particulièrement émouvant de la première soirée Enghiennoise de l’année au Coq Hardi ; alors que la salle est encore noire de monde, un gentil policier fait son apparition vers 5h pour fermer la soirée. A cette époque nous vivons les dernières heures d’une Louvain-la-Neuve sans limites, une ville majoritairement étudiante. La voix du citoyen couche-tôt se fait plus forte et c’est au cours de cette fameuse année que le ratio habitant/étudiant basculera définitivement. Désormais minorité étudiante, tous résisteront néanmoins courageusement jusqu’en fin d’année en prétendant ne pas avoir été informé des nouvelles règles au sujet du couvre-feu.

C’est donc plein d’entrain qu’un comité de plus de 40 personnes animera toute l’année les activités les plus diverses au nom de notre belle régionale. Je remercie d’ailleurs chacune et chacun pour l’effervescence positive et les projets les plus fous tels que la création des autocollants « PAS-NINI » (photos des membres de chaque régionale et cercle à collectionner dans un album souvenir), la reconstitution du Palais des 7 étoiles entièrement monté sur pilotis de fût de Silly pour le décor de la semaine fédé, mais aussi cette fameuse « Rétro-Techno-Dance-Party » qui nous permis surtout de nous faire plaisir avec les meilleurs tubes des années 90’ dans une casa toute illuminée.

2006-2007: À l’heure espagnole

L’année commence sur les chapeaux de roue par des bleusailles animées par Mask et la recherche active de nouveaux occupants pour habiter les trois places laissées vacantes au kot par une restructuration de personnel bien involontaire au sein de la régionale. Nous sommes en octobre et l’Enghiennoise passe à l’heure espagnole avec l’arrivée de deux Erasmus déjantées ! Le kot vit alors au rythme des « crapuuuuuuuuuuuule » et « Marie-Jo, j’ai envie de b…. » lancés à toute heure du jour ou de la nuit.

Le 1er quadri voit le souper Carbos délocalisé à Saintes pour sa quatrième édition. Ce souper est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de la régionale car il s’agit de la véritable première participation d’un jeune Liégeois timide répondant aux doux prénoms de Karim Jean, venu donner un coup de main au bar. Dieu sait s’il y prendra goût par la suite à notre belle régionale !

Cette année-là, c’est aussi l’année Champagny-en-Vanoise, un air de « Fous ta cagoule » souffle sur la régionale enghiennoise et sur les Alpes françaises. Le Tour operator « Nath&Cel » nous a organisé un ski d’anthologie à l’abri des regards, dans un « petit » chalet de montagne. Des plus jeunes aux anciens passés quelques jours, 25 Enghiennois sont lâchés sur les pistes la journée, se délassent dans les thermes privatifs du chalet – qui ne se souvient pas de ce jaccuzi – au retour du ski et s’adonnent à des activités diverses et variées en soirée.

En mars, le projet Pas-Nini est ressorti des tiroirs. Comme pour un nouveau né, il faudra néanmoins patienter près de 9 mois avant qu’il ne renaisse de ses cendres. Le bal quant à lui reste une valeur sûre dans la région et se rapproche tout doucement des 1000 personnes, Guillaume et son équipe transforment la salle des fêtes du Collège en un décor grandiose, avec quelques ampoules et deux ou trois bouts de tissus.

Le mois d’avril est nettement moins réjouissant. L’Enghiennoise termine l’année dixième sur 12 au vote des kots, se défend en barrage mais perd son kot. La mauvaise nouvelle tombe comme un couperet et avec elle sonne le glas du numéro 8 de la rue des Blancs Chevaux, résultat d’une année sans véritable coup d’éclat louvaniste. On sait maintenant que ce sera un pas en arrière pour trois pas en avant.

2007-2008: De la tour sombre aux Blancs Chevaux

Il faut avouer ce qui est, l’année 2007-2008 ne s’annonçait pas sous les plus beaux auspices… Nous avions malheureusement perdu notre fief et nous nous retrouvions dans une tour sombre et délabrée. Pourtant l’acquisition de ce « boui-boui » a été pour le moins folklorique. Quelle excellente idée de placer le rachat des postes la vieille de faire la file durant une journée dans l’espoir de trouver un communautaire pour nous accueillir. C’est donc avec un mal de crâne atteignant les cheveux que nous avons campés devant l’agence de location immobilière la plus aimé des étudiants.

Heureusement les BW, compatissants à notre sort sont gentiment venus nous apporter des Jean de Nivelles pour tenir bon (ou sans doute est-ce le remord de nous avoir coupé l’herbe sous le pied en nous piquant un superbe communautaire situé au Bruyères …). Bref, après une journée et une demi-nuit de file, nous l’avons eu notre nouveau QG et bien que son allure n’était pas des plus fière (nous n’avions en effet qu’une seule toilette (sans porte fixée durant un mois, heureusement c’était durant les bleusailles et donc nos chers petits nous ont servi de charnière), une seule douche utilisable et l’équivalent du lac Léman qui se dévidait lentement mais sûrement de l’évier de la cuisine), on y a pourtant vécu une année terrible !!!

En effet, cette petite « claque », loin d’avoir abattu les enghiennois, leur a donné du cœur à l’ouvrage et une motivation sans faille. Nous avons été nous hisser à la première place du vélo des 24H ainsi qu’à celle du décor fédé. C’est un peu mégalo mais quel plus beau cadeau pour une présidente qu’une première place au décor fédé et en plus avec une reproduction sublimissime de la maison blanche. Nous avons cependant peu brillés dans les deux autres activités mais détails que tout cela… Le plus important reste que nous nous sommes bien poilés et que nous avons réussi à récupérer un kot aux blancs chevaux.

Malgré les généreuses promesses de fûts des anciens (vous rappelez vous vraiment à quel endroit vous les avez enterré ?) et parce que le sort en a voulu ainsi nous sommes devenus les voisins de notre ancien kot. Et puis finalement on l’aime ce kot muni d’une mezzanine qui fait la joie des anciens lorsqu’ils sont hébergés.

2010-2011: Ca chauffe

Après deux excellentes années aux Blancs Chevaux, il faut continuer sur la lancée des chefs patronés : le défi est de taille.

Le premier quadri est plutôt bien parti : le comité de 28 personnes s'est vu renforcé de 20 nouveaux baptisés, une deuxième place bien méritée aux 24h vélos, six soirées organisées, trois coronae pour huit impétrants, une deuxième place à l'empereur, un barbecue pour l'association "Make a wish", ainsi qu'un service au souper raclette du 51 à Enghien. Le souper carbonnades à la salle Pax n'a cependant pas connu le succès habituel (peut-être parce qu'il n'y avait pas chapitre ce jour-là). Notons également le lancement de necklaces "Enghiennoise" et surtout l'arrivée d'une nouvelle pancarte éclatante pour égayer notre kot grâce à la brasserie de Silly.

Le deuxième quadri démarre en trombe : déjà six soirées de prévues, la deuxième semaine est celle de notre semaine culturelle avec notamment du golf à la visite d'Enghien et 284 repas au souper carbos ! Elle se termine au calme à la LUX par une bibitive, -culturelle évidemment-, dont le thème est "Quand les coqs auront des dents, ils se tailleront la part du lion." Une belle représentation de l'univers de Shrek nous rapportera une quatrième place au carnaval fédé, ainsi que notre décor sur Harry Potter (les films cultes).

Le gros est passé, il reste encore au programme le souper mijoles, la fluo night, la semaine fédé et les pictus qui sont en voie de lancement... Quoi qu'il en soit, le quadrimestre risque d'être perturbé par une grève de l'animation étudiante suite aux différends face à la Ville d'Ottignies-LLN (augmentation de la taxe de séjour, étudiant = alcool, bunker sous la place des Sciences, extension de l'esplanade, développement durable, interdiction des bleusailles sur la voie publique, du roi des bleus...). Une pétition circulera en semaine trois ayant pour objet "une véritable prise en compte de l'avis étudiants et une vraie concertation entre les acteurs de terrain" ; déplacement en masse à l'hôtel de ville le mardi suivant. Affaire à suivre. Une excellente nouvelle cependant : il y aura deux kots supplémentaires disponibles pour les régionales à partir de l'an prochain, c'est-à-dire que toutes les régionales auront un kot !

C'est une année "entre-deux" pour le traditionnel bal de l'Enghiennoise : après des travaux dans la salle des Fêtes et un refus catégorique de la Ville de Silly à la réitération de l'épisode précédent, le bal se fera finalement sous chapiteau dans la cour du collège de notre enfance le week-end au milieu des vacances de Pâques.

Historique des comités

2005-2006

Grand-Maître : Benoît Denblyden
Censor: Maxime Lebrun
Cantor Primus:

Président : Benoît Vanden Eynde
Vice- Présidents : Matthieu Muller, Céline Vanden Eynde
Trésorier : Aurore Dasseleer
Secrétaire : Dimitri Devos
Presse : Tanguy Devroye, Dirk Auer, Pierre-Louis Watelet
Bar : Vincent Vanschepdael, Cédric Cocq, Kevin Decuyper, Gaëlle Delangre
Photos : Valérie Feron, Nathanaëlle Michel
DRE : Anne-Sophie Depondt, Nicolas Schoukens, Anaïs Vastersaegher, Aurélie Benois, Cindy Brenders, Emilie Scokart
Sono : Pierre Wielant, Anaïs Wautier, Julie Decoene
Clash : Pauline Remouchamps, Pascal Rousseaux, Gilles Dasseleer, Anne Gérard
Intendance : Carole Maton, Marie Francotte, Nedji Caicco, Laurianne Michel
Folklore : Emilie Depreter, Amélie Buisseret, Claire Nauwelaerts, Julie Buisseret, Antoine Pierre, Guillaume Muller
Culture : Jonathan Huart, Elise Bauwens, Lucie Carlier
Sport : Amaury Joos
Mundialito : Cédric Masquelier
Ski : Céline Vanden Eynde, Nathalie Haulet
Pas-Nini : Valérie Angelosi, Emilie Crusnaire
Internet : Benoît Picsin

Présidente de Baptême : Valérie Feron

2006-2007

Grand-Maître : Maxime Lebrun
Censor: Amaury Joos
Cantor Primus: Matthieu Muller

Président : Jonathan Huart
Vice-Présidents : Gaëlle Delangre, Amaury Joos
Trésorerie : Carole Maton
Secrétaire : Emilie Depreter
Chef Bar : Thibaut Cochez
Bar : Antoine Pierre, Benoît Vanden Eynde
Folklore : Laurianne Michel, Julie Decoene, Pierre-François Baudoux, Xavier Vanhove, Thomas Verniers
Culture : Julie Buisseret
DRE : Nathanaëlle Michel, Noémie Allard, Pauline Remouchamps, Cédric Masquelier
Intendance : Amélie Père, Emilie Crusnaire
Photo : Nedji Caicco
Clash : Gilles Dasseleer, Christian Deladrière
Foef : Dirk Auer, Marie Francotte, Céline Vanden Eynde
Sono : Pierre Wielant, Mathieu Ghijselings, Anne Gérard
Sport : Frédéric Wéverberg
Ski : Céline Vanden Eynde, Nathalie Haulet
Pas-Nini : Benoît Vanden Eynde

Président de Baptême : Cédric Masquelier

2007-2008

Grand-Maître : Amaury Joos
Censor: Dirk Auer
Cantor Primus: Denis Wautier, Karim Ayoub

Présidente : Gaëlle Delangre
Vice-Présidents : Frédéric Weverberg, Thibaut Cochez
Trésorerie : Julie Buisseret
Secrétaire : Pauline Remouchamps
Chef Bar : Martin Bauwens
Bar : Karim Ayoub, Amaury Joos, Martin Bauwens
Folklore : Guillaume Muller, Antoine Pierre, Christian Deladrière, Amélie Père, Ludovic Goosens
DRE : Martin Bauwens, Claire Nauwelaerts, Cédric Masquelier, Emilie Skokart
Intendance : Marie-Adèle Dubuquoy, Stéfane Antoine
Photo : Stéphanie Deladrière, Camille Dubois, Nedji Caicco
Clash : Morgane Caminiti, Stéphanie Deladrière, Camille Dubois
Foef : Dirk Auer
Sono : Jean-Philippe Roisin, Ludovic Goosens
Sport : Benoit Debilde
Pas-Nini : Jonathan Huart
DRI : Karim Ayoub

Président de Baptême : Dirk Auer

2008-2009

Grand-Maître : Dirk Auer
Censor : Frédéric Wéverberg
Cantor Primus : Karim Ayoub

Président : Thibaut Cochez
Vice-Présidents : Martin Bauwens, Karim Ayoub, Benoît Debilde
Trésorerie : Julie Buisseret
Secrétaire : Amélie Père
Bar : Morgane Caminiti, Amaury Joos
Folklore :
Culture : Anne-Sophie Holvoet
DRE : Pauline Remouchamps
Intendance : Lisa Van Durmen, Morgane Caminiti
Photo : Claire Nauwelaerts
Clash : Alain Decroës, Arnaud Moetwil
Foef : Marie-Adèle Dubuquoy, Stéfane Antoine
Sono : Christian Mutoni, Fabrizio Catapano
Sport : Olivier Maillet
Pictus : Karim Ayoub
DRI : Martin Bauwens
Web : Julien Odent

Président de Baptême : Frédéric Wéverberg
Baptême : Thomas Verniers, Ludovic Goossens, Benoît Deneubourg, Amélie Père

2009-2010

Grand-Maître : Karim Ayoub
Censor : Benoît Debilde
Cantor Primus : Thibaut Cochez

Président : Martin Bauwens
Vice-Présidents : Amélie Père et Julien Odent
Trésorerie : Morgane Caminiti
Secrétaire : Lisa Van Durmen
Chefs Bar : Thomas Declercq et Quentin De Vos
Bar : Loïc Mahy, Alain Decroës, Christian Mutoni, Fabrizio Catapano, Dorian Namêche
Folklore : Frédéric Wéverberg, Loïc Mahy, Gaël Wetzel, Julie Renaux, Olivier Maillet
Culture : Frédéric Wéverberg
DRE : Alain Decroës, Julie Renaux, Fabrizio Catapano, Julien Odent
Intendance : Camille Remouchamps, Olivia Huyghebaert
Photo : Corentin Vande Kerkhove, Antoine Nyssen
Clash : Réginald Hemerijkx, Raphaël Soetens
Foef : Karim Ayoub, Thibaut Cochez
Sono : Raphaël Soetens, Réginald Hemerijkx
Sport : Olivier Maillet, Claire Nauwelaerts
Ski : Lisa Van Durmen, Claire Nauwelaerts
Events : Thibault Machuraux
DRI : Gaël Wetzel
Web : Julien Odent

Présidente de Baptême : Claire Nauwelaerts
Baptême : Loïc Mahy, Ludovic Goossens, Gaël Wetzel, Alain Decroës

2010-2011

Grand-Maître : Martin Bauwens
Censor : Julien Odent
Cantor Primus : Loïc Mahy

Président : Julien Odent
Vice-Présidents : Alain Decroës et Quentin De Vos
Trésorerie : Lisa Van Durmen
Secrétaire : Julie Renaux
Chefs Bar : Thomas Declercq et Loïc Mahy
Bar : Thomas Grégoire, Quentin Meekers, Olivia Huyghebaert, Alexandre Daras, Aline Leclercq
Folklore : Céline Buisseret, Charly Lecomte, Alexandre Daras, Antoine Nyssen, Marie Perazzolo
Culture : Aline Leclercq
DRE : Valentin Ponthieu, Olivia Huyghebaert, Céline Buisseret
Intendance : Sophie Leclercq, Charlotte Fontaine, Camille Remouchamps, Laetitia Roos
Photo : Marie Perazzolo, Caroline Théate
Clash : Bertrand Delrée, Charly Lecomte
Foef : Antoine Nyssen, Corentin Vande Kerkhove
Sono : Charly Lecomte, Bertrand Delrée
Sport : Valentin Ponthieu
Pictus : Thibault Machuraux
DRI : Loïc Mahy
Web : Julien Odent

Président de Baptême : Quentin De Vos
Baptême : Gaël Wetzel, Corentin Vande Kerkhove, Camille Remouchamps, Loïc Mahy

2011-2012

Grand-Maître : Quentin De Vos
Censor : Thomas Declercq
Cantor Primus : Corentin Vande Kerckhove

Président : Corentin Vande Kerckhove
Vice-Présidents : Charly Lecomte et Julie Renaux
Trésorerie : Camille Remouchamps
Secrétaire : Caroline Théate
Chefs Bar : Marie Perazoolo et Quentin Meekers
Bar : Stéphanie Delay, Quentin Lamaille, Victor Debrouwer, Charlotte Fontaine
Chef Folklore : Quentin Meekers Folklore : Quentin Otjacques, Nathalie Moyaerts, Lucie Delporte, Stéphanie Delay
Culture :Lisa Van Durmen
DRE : Bertrand Delrée, Alexandre Daras, Lucie Delporte, Charlotte Vande Kerckhove, Julien de l'Escaille
Chef Intendance: Sophie Leclercq Intendance : Laetitia Roos, Charlotte Vande Kerckhove, Nathalie Moyaerts, Anne-Charlotte Frankx
Bal : Loic Mahy, Thomas Declerq, Alain Decroës Photo : Tamara Cassol, Florence Nyssen, Charlotte Morelle
Foef : Julien Odent, Alain Decroës
Sono : Bertrand Delrée, Quentin Otjacques
Sport : Valentin Ponthieu
Pictus : Valentin Ponthieu, Caroline Théate
DRI : Charlotte Fontaine
Web : Valentin Ponthieu

Président de Baptême : Thibault Machuraux
Baptême : (à venir)

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