Enghien-les-Bains

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Origine

Enghien-les-Bains tire son nom de la cité d'Enghien, "la Belge". Marie de Luxembourg, duchesse de Bourbon, hérite de ce fief en 1526. Le premier titre de Duc d'Enghien est donné au cadet de ses petits-fils, Louis de Bourbon-Condé. En 1689, les princes de Condé obtiennent de Louis XIV de voir commuer le duché de Montmorency en duché d’Enghien. Officiellement, la ville de Montmorency, sa vallée, son étang doivent s’appeler Enghien. Mais l’usage conservera à Montmorency son nom d’origine. Son étang, cependant, gardera celui d’Enghien.

Le duché d’Enghien

En 1766, un prêtre de l'Oratoire de Montmorency, Louis Cotte, féru de sciences, découvre au pied du moulin à eau situé en aval de l'étang d'Enghien, un « ruisseau puant », surnom donné à l'écoulement des eaux sulfureuses mêlées à celles de l'étang.

C’est en 1772 que le prince de Condé accorde la concession de l’exploitation des eaux d’Enghien à Le Veillard qui exploite déjà les eaux de Passy. Mais le concessionnaire se borne à faire construire un bassin de pierre pour retenir les eaux thermales et une voûte pour le protéger. Il faudra attendre 1787 pour que ces eaux commencent à acquérir quelque renommée, mais la Révolution survient..

Des eaux thermales

Ce n’est qu’en 1821, avec l’arrivée de Péligot, ancien administrateur en chef de l’hôpital Saint-Louis à Paris, que les thermes d’Enghien vont prendre leur essor.

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Péligot fait délimiter l’étang encore très marécageux et forer dix puits artésiens pour mieux l’alimenter en eau courante. Il l’entoure d’une avenue, embellit l’établissement thermal, y découvre une seconde source. Les eaux d'Enghien deviennent véritablement « à la mode » en 1823, après qu'une application ait guéri un ulcère à la jambe du roi Louis XVIII.

L'ouverture du chemin de fer en 1846 attire de plus en plus de Parisiens vers le «hameau des eaux », lequel adoptera en 1850 le nom d'Enghien-les-Bains et sa devise « les sources donnent force et courage ». Ses eaux sont reconnues d’utilité publique par un décret de 1865.

En 1875, Hippolyte Auguste Jean de Villemessant, célèbre journaliste et fondateur du quotidien « Le Figaro », joue un rôle important dans le développement de la ville. Il devient actionnaire de la compagnie anonyme des eaux d’Enghien et obtient l'ouverture au public du jeu des petits chevaux, déjà pratiqué en cercle privé.

Les attraits des bords du lac et du casino

C'est en 1901 que le casino d'Enghien-les-Bains ouvre ses portes. Dix ans plus tard, il est reconstruit et doté d'un théâtre. En 1913, on enregistre plus de 200 000 entrées au casino. La chambre des députés vote alors un projet de loi qui ne sera adopté par le Sénat qu’après la guerre, en 1919. Il interdit les jeux (qui restent autorisés dans les cercles parisiens), dans un rayon de 100 kilomètres autour de la capitale. En 1931, une loi nouvelle modifie la précédente. L’ancienne interdiction se limite aux jeux de boule et similaires. La roulette n’est pas visée par cette interdiction légale, mais sa pratique reste suspendue à l’autorisation du Ministre de l’Intérieur.

C'est en 1988 que le Groupe Lucien Barrière devient exploitant de la Société d'Exploitation des Eaux et Thermes d'Enghien-les-Bains (S.E.E.T.E.). Le 15 février 2001, le casino municipal fêtait ses 100 ans à la veille de sa refonte totale pour lui permettre d'accueillir les machines à sous dont la salle a ouvert le 15 avril 2002. C’est en octobre 2003 que la salle agrandie de 350 m2 reçoit un total de 280 machines à sous. Fin 2003, le nombre de tables de black-jack est porté à douze et vingt tables de roulette anglaise. On compte également 4 tables de roulette française, deux de Punto-Banco et trois de Stud Poker. La salle de jeux de table est ouverte tous les jours de 16h à 4h du matin. La salle des machines à sous de 10h à 4h du matin. Une tenue correcte est exigée : veste et cravate sont obligatoires en salle des Jeux de Table, (pas de jeans ni de baskets). Un droit d’entrée a été mis en place selon des tranches horaire. Droit d'entrée aux machines à sous en 2006 : 10 à 25 euros, aux jeux de table : 14 euros.

L’établissement thermal où étaient soignées les voies respiratoires supérieures et inférieures ainsi que les oreilles, a vu ses installations totalement rénovées en 1985-1986. Aujourd’hui, l’établissement est en passe d’être entièrement détruit pour donner le jour à un nouveau projet thermal : un complexe entièrement reconstruit s’intégrant parfaitement au Grand Hôtel Barrière mêlant applications médicales ORL et balnéothérapie.

Les accès à Enghien-les-Bains depuis Paris ont été facilités. De la gare du Nord, reliée désormais au RER, quatre trains par heure permettent l’accès à la ville thermale en 15 minutes. La ligne C du RER met la porte Maillot à 18 minutes de la gare de Saint-Gratien reliée par autobus à la gare d’Enghien-les-Bains. Par le rond-point de la Défense, l’autoroute de Pontoise (sortie Argenteuil-Enghien) met les bords du lac à une demi-heure de l’Arc de Triomphe. De plus, un réseau très dense d’autobus relie le centre d’Enghien-les-Bains à toute la région nord parisienne qui l’entoure.

Des équipements touristiques

La ville d’Enghien-les-Bains poursuit son vaste effort de rénovation de ses lieux d’accueil des touristes. Le nouvel office de tourisme, inauguré en 2003, est désormais situé au carrefour des points névralgiques de la ville, juste en face du jardin des Roses et à l’angle de la rue de Gaulle. Le Jardin des Roses domine l’incomparable paysage du lac. Son parking a été agrandi. La jetée-promenade a reçu un nouvel aménagement de son sol et de l’éclairage de sa balustrade. Elle est dominée par une allée promenade incurvée où s’ouvrent le Thermal, le café Barrière, l’Hôtel du Lac et le Grand Hôtel. La rue de Gaulle, qui pénètre au cœur de la ville et sa principale transversale ont vu leurs trottoirs élargis et fleuris pour le plus grand confort des clients de ses divers commerces, de ses cafés, restaurants et cinémas.

La ville d'Enghien-les-Bains abrite également le célèbre "Champ de courses d’Enghien", situé plus précisément à Soisy-sous-Montmorency.

Et depuis...

Ville agréable à vivre, Enghien a développé ses équipements culturels et sociaux pour toujours mieux servir ses habitants. La médiathèque George Sand avec son cyberespace et sa discothèque accueille le public sur 1500 m2, tandis que le Centre des arts a ouvert ses portes en 2002 pour accueillir des compagnies de danse, arts visuels et plastiques… Avec un auditorium de 400 places, le centre accueille très régulièrement des spectacles, concerts et expositions de très haute qualité. (voir page Centre des arts) Le théâtre attenant au casino et actuellement fermé, sera reconstruit dans un nouveau concept s’intégrant au casino et proposera à nouveau dès 2005, on l’espère, une programmation attendue. Côté équipements sociaux, la nouvelle crèche familiale, rue Monnet, accueille les petits dans un cadre agréable et clair, avec un mobilier fonctionnel et séduisant, J’innov’action la structure pour les jeunes s’est installée place Foch et a diversifié ses activités, le Point information jeunes a été labellisé Bureau d’information jeunesse... Autant d’atouts qui font d’Enghien-les-Bains, une ville prisée.

Le jumelage avec Enghien, la sœur belge

La ville d'Enghien-les-Bains est jumelée avec la ville d'Enghien "la Belge", depuis le 16 juin 1957, date à laquelle le maire d'Enghien-les-Bains, Maurice Boucher, et le bourgmestre d'Enghien en Belgique Le Chevalier Clément de Saint Marcq ont apposé leurs signatures au bas des chartes de jumelage.

Vue d'Enghien depuis Enghien-les-Bains: "Notre sœur belge regroupe Enghien, Petit-Enghien et Marcq (plus de 10 000 habitants), sa fusion ayant permis de rassembler ville et campagne. Cette cité d’art et d’histoire au riche passé permet de découvrir son château, son parc (226 ha acquis par la ville en 1986), l’église Saint-Nicolas, la maison Jonathas, le couvent des Capucins, le collège et la maison Saint-Augustin et de nombreuses autres maisons du XVIIème siècle. Après une première visite, l’accueil des plus amicaux devrait vous donner envie d’y revenir. Situation : Enghien est à 276 km d’Enghien-les-Bains (moins de trois heures de route), à 30 km de Bruxelles, 45 km de Tournai."

Enghien-les-Bains est également jumelée à Bad Dürrheim, ville thermale allemande aux confins de la Forêt Noire.

Sources

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