Eglise Saint Nicolas

De WikiEnghien.

Sommaire

Historique :

Erreur lors de la création de la miniature : convert: unable to open image `/home/titje/www/images/0/0a/ParaoiseSTNICOLAs.JPG': No such file or directory @ error/blob.c/OpenBlob/2712.
convert: no images defined `/home/titje/www/images/thumb/0/0a/ParaoiseSTNICOLAs.JPG/300px-ParaoiseSTNICOLAs.JPG' @ error/convert.c/ConvertImageCommand/3210.
Cliquer sur l'image pour agrandir

D’après une tradition, le territoire de la ville d’Enghien aurait été évangélisé par Saint Eloi. En souvenir, on aurait construit une chapelle dédiée à cet apôtre. C’est le premier berceau de la paroisse actuelle. On peut retrouver les vestiges de cette chapelle dans le sanctuaire de Saint Eloi, situé au côté droit de l’église d’Enghien. Saint Eloi fut l’apôtre de la Flandre et des environs de notre ville. Ses reliques furent transportées du Hainaut vers la Flandre. La chapelle de Saint Eloi peut trouver son origine dans le fait qu’elle servait d’abris pour ses reliques sur notre territoire. Dans certains vieux documents datant du 17e siècle, Saint Eloi est appelé l’apôtre d’Enghien. Dés la 1re moitié du 14e siècle, l’église d’Enghien reçut Saint Nicolas comme patron.

Les premières mentions de l’église d’Enghien remontent vers le milieu de 12e siècle. A cette époque, l’autel d’Enghien n'était hélas qu’une simple annexe de l’église de Hoves dont le patronat appartenait à l’évêché de Cambrai. On ne sait pas à quelle époque elle fut appelée paroisse. Dans la liste des paroisses du Hainaut de 1186, Enghien (Anghien ou Ainghien) est cité avec Petit Enghien (Ainghien-le-Petit) comme appartenant au doyen de Hal, tandis que Hoves dépend du décennat de Chièvres. Mais il faut être prudent car cette liste contient de nombreuses erreurs. On ne peut donc pas conclure que Enghien était devenu à cette époque une paroisse indépendante de Hoves. En 1243, les échevins d’Enghien régularisent le service religieux dans l’église paroissiale. Ils vont donc ériger une chapellenie perpétuelle, dont le chapelain recevait 7 ivres blancs par ans. Enghien constituait donc une véritable paroisse à cette époque. Jusqu’au concordat de 1802, elle fit partie du doyenné de Hal, compris dans l’archidiaconat de Brabant, une des quatre grandes divisions du diocèse puis de l'archidiaconat de Cambrai. Les trois autres archidiaconats étaient ceux de Cambrésis, de Hainaut et de Valenciennes.

Le doyenné de Hal qui comprenait un grand nombre de paroisses appartient actuellement au diocèse de Malines. Comme les autres circonscriptions ecclésiastiques du même genre, il formait un concile ayant à sa tête un doyen de chrétienté, chargé de la police ecclésiastique et d’un contrôle sur l’administration des biens paroissiaux. Outre ces fonctions, le doyen est appelé à représenter le clergé rural dans les synodes. Dès la fin du 15ème siècle, on voit très souvent de curés d’Enghien investis de ces fonctions. Il y a même eu une requête adressée par les habitants de notre ville à l’archevêque de Cambrai pour demander de transférer le siège de ce doyenné à Enghien.

Qui recevait la dîme de la paroisse ? L’abbaye de Saint Denis percevait 2/6. 1/6 revenait au curé et les 3 autres étaient levés au profit de la chapelle du château.

L’église d’Enghien connut plusieurs interdits. En 1357, cette peine religieuse frappait tout le comté de Hainaut et fut maintenue jusqu’aux fêtes de Noël. En 1389, l’interdit fut jeté sur la ville d’Enghien à cause du fait de Messire Jehan le Corte. La ville du se racheter de cette peine en versant 20 francs franchois au doyen de Hal. Peu après l’évêque de Cambrai prononça de nouveau l’interdit contre notre ville et excommunia l’autorité locale car celle-ci avait fait saisir les biens d’un clerc pour le convaincre de se réconcilier avec un homme qu’il voulait tuer. Le comte du Hainaut demanda une enquête à plusieurs membres de son conseil. Il était contre la décision de l’évêque et voyait cela comme une atteinte portée à sa juridiction. Hélas, on ne connaît pas l’issue de cette affaire. En 1433, l’église fut encore mise en interdit du fait que le bâtard de Saint-Pol avait injurié et blessé, sans doute dans l’église, un seigneur de Foriestre. Cet interdit fut levé par l’évêque de Cambrai vers le grand carême de cette année. En 1455, cette suspension fut encore prononcée au sujet de Messire Gille Diogbiert, prêtre, qui avait eu des difficultés avec un individu de Mons. En 1480, rebelotte, et cette fois parce qu’on y avait inhumé en terre bénite, sans l’autorisation du curé, le cadavre de Hannekin Vander Straete (qui avait été décapité par la justice d’Enghien). En 1483, le compte du massard demanda à l’évêque de lever l’interdit contre plusieurs dépenses.

Au milieu du 16e siècle, c’est l’époque où les réformés vinrent piller ce temple et porter le trouble dans notre ville. Pendant les premières années de la domination française, l’exercice du culte fut proscrit, car le curé avait refusé de prêter serment. Après la fermeture de l’église, les bourgeois qui étaient attachés à leur religion, venaient réciter des prières autour de l’église. Ces pauvres gens furent plusieurs fois maltraités par des officiers français. La messe se disait assez fréquemment dans des maisons particulières. Les persécutions religieuses furent relativement modérées en notre ville. Le commissaire de la république était un certains De Hantschutter, belge de naissance. Il ne partageait pas les haines de ses supérieurs et se mit à protéger les bourgeois, les prêtres et les anciens religieux contre les poursuites. Il conquit bien vite toutes les sympathies de notre population catholique. Malheureusement, De Hantschutter ne vécut pas longtemps. Ensuite, Enghien fut annexé à l’évêché de Tournai.

Le personnel de la paroisse :

Dés l’origine, le service divin se faisait par un curé qui était accompagné par un vice pasteur et des vicaires. Ces prêtres étaient assistés d’un clerc et d’autres employés dont la présence servait à rehausser l’éclat des cérémonies du culte. Plus tard, les prêtres attachés à la paroisse formèrent une sorte de chapitre sous le titre de « confraternité de Notre Dame ».

La nomination des curés d’Enghien appartenait à l’abbé de Saint Denis en Broqueroie. L’université de Louvain avait aussi le droit de désigner le pasteur. Le 24 juin était toujours la date de la nomination. En vertu des chartes générales du Hainaut, le curé était exempt du paiement des impôts. Le curé disposait aussi d’une taille sur 1 pièce et demi de vin, sur 12 tonnes de bière et sur 6 lots d’eau de vie. L’abbaye de Saint Denis était tenue de fournir un logement au curé.

Le 14 mai 1586, Théodore Planen, curé d’Enghien, laissa la maison qu’il possédait (rue d'Hérinnes) à la confraternité de Notre Dame, pour servir d’habitation curiale. La maison donnée par Planen sert aujourd’hui encore de presbytère à la paroisse d’Enghien. Le curé avait pour l’assister dans l’accomplissement de ses devoirs, un prêtre appelé grand coustre ou prémissaire qualifié de vice pasteur. La place du grand coustre était à la collation des échevins. Il était placé au chœur vis-à-vis du curé. Au commencement du 18e siècle, les besoins du culte nécessitèrent l’établissement d’un vicaire désigné par l’abbé de Saint Denis.

Il y avait aussi un clerc et un petit clerc. Ils devaient préparer ce qui était nécessaire pour le sacrifice, nettoyer les chandeliers, faire blanchir les linges, orner l’église de verdure, … . Il y avait un bâtonnier qui était chargé de la police de l’église. Il portait le titre de bailli de l’église et était vêtu de la robe de magistrat.

Pour rehausser les cérémonies religieuses, il y avait de la musique jouée par un organiste. Le métier d'organiste classique est aujourd'hui le seul métier de musicien de service. En effet, la majorité des organistes classiques sont généralement titulaires d'un instrument installé dans un édifice religieux et sont rétribués pour accompagner les offices dans les rites catholiques, anglicans ou protestants. En règle générale là où se trouve un orgue se trouve au moins un organiste titulaire. Il y avait aussi un maître des chants. Le chœur était composé de 3 enfants.

Dès le milieu de 16e siècle, il y avait dans notre ville une société de Sainte-Cécile qui, aux jours de solennités religieuses, venait chanter à la paroisse les chants sacrés.

L’administration des biens et des revenus était confiée à 2 mambours. L’un était un prêtre et s’occupait de la garde des joyaux, des ornements, des livres et du mobilier de l’église. L’autre s’occupait des recettes.

Eglise de Saint Nicolas :

Erreur lors de la création de la miniature : convert: unable to open image `/home/titje/www/images/0/03/Porche.JPEG': No such file or directory @ error/blob.c/OpenBlob/2712.
convert: no images defined `/home/titje/www/images/thumb/0/03/Porche.JPEG/300px-Porche.JPEG' @ error/convert.c/ConvertImageCommand/3210.
Cliquer sur l'image pour agrandir

L’église paroissiale d’Enghien est un édifice d’une bâtisse très irrégulière. Elle offre un ensemble de constructions ou parties de constructions d’âges et de styles très différents.

L’église Saint Nicolas est située sur la place, au centre de la ville où viennent aboutir les principales rues. Elle présente une croix latine irrégulière, déformée par des constructions ajoutées à différentes époques. Ses dimensions hors-d’œuvre sont : longueur 41 m 68, largeur du chœur 7 m 83, largeur du transept 26 m 83, largeur des nefs 24 m 80.

La tour assez élevée et qui domine le paysage est placée à l’intersection des nefs et du transept. Elle est de forme quadrangulaire et comprend 2 étages percés sur chaque côté de 4 fenêtres ogivales, séparées par des arcatures et des fausses niches. L’étage supérieur reconstruit de 1848 à 1850, a remplacé l’ancienne construction de style renaissance. On l’a surmontée d’une flèche ogivale en bois qui se compose d’un toit carré, flanqué de 4 clochetons répondant aux contreforts hexagones sculptés. Cette réédification est assez conforme au style de l’édifice et en fait une des parties les plus remarquables. L’ensemble de loin offre de l’analogie avec les tours qui surmontent les églises et les cathédrales anglaises.

L’église est bâtie en partie de moellons (pierre) et en briques. A l’exception de la chapelle de Saint Eloi. La majeure partie des constructions appartient au style flamboyant qui fut en usage au 15e siècle dans notre pays.

La façade principale qui termine l’église se compose d’un mur en pignon épaulé par 4 contreforts très massifs entre lesquels sont bâties quelques maisonnettes. Le mur principal bâti en partie en moellons et en partie en brique est percé d’une porte en ogive à cintre surbaissé. Au-dessus s’ouvre une grande fenêtre ogivale dont les meneaux ont disparu et qui a été murée en partie, lors du placement des orgues. Cette façade était anciennement accostée de pinacles, ornée de gargouilles et de crochets tourmentés qui s’enroulaient sur ses bords pour se terminer en galbe élégant. Hélas, il ne reste que des vestiges de cette ornementation.

L'église paroissiale d'Enghien a reçu Saint Nicolas de Myre comme patron en 1347 (consécration du maître-autel le 30 septembre 1347). Aujourd'hui, plus de deux mille églises sont dédiées à Saint Nicolas de Myre, rien qu'en France et en Allemagne.

Pour aller plus loin

Sources

  • Encyclopédie Wikipedia
  • Ordre des Titjes
  • D. SOUMILLION, Le culte de saint Nicolas de Myre, A.C.A.E., t. XXV, 1989 (Annales du Cercle Archéologique d'Enghien).


Erreur lors de la création de la miniature : convert: unable to open image `/home/titje/www/images/a/a9/Eglise_saint_nicolas_001.JPG': No such file or directory @ error/blob.c/OpenBlob/2712.
convert: no images defined `/home/titje/www/images/thumb/a/a9/Eglise_saint_nicolas_001.JPG/500px-Eglise_saint_nicolas_001.JPG' @ error/convert.c/ConvertImageCommand/3210.
Cliquer sur l'image pour agrandir
Outils personnels