Couvent des capucins

De WikiEnghien.

Fondé vers 1616 par le Prince-Comte Charles d’Arenberg et sa femme Anne de Croy, l’œuvre du père Charles de Bruxelles, le couvent se voulait être « un tombeau de famille avec église et un couvent de religieux auxquels seraient confiés la garde du tombeau et le service de l’église pour le repos des âmes de cette noble famille… ».

Ce couvent subit comme de nombreux autres bâtiments, les foudres de la révolution française : vente du mobilier, expulsion des Pères… pour finir par la vente des jardins et du couvent. « Inhabitable et en partie croulé », celui-ci disparaît sous les coups de pioche.

Au milieu du XIXe siècle, le Duc Prosper d’Arenberg rachète l’ancienne propriété et fait bâtir un nouveau couvent. Après la première guerre mondiale, le couvent et l’église sont cédés aux Capucins pour un billet de vingt francs par le duc Engelbert-Marie.

Aujourd’hui, vide de ses Pères, outre la partie appelée Studium d’Arenberg devenue la bibliothèque des archives de la famille d’Arenberg, l’église contient des œuvres d’art : une magnifique adoration des Mages, des sculptures, des portraits de la famille d’Arenberg, des tapisseries, orfèvreries, manuscrits, gravures et livres (le couvent abrite une véritable bibliothèque)...

La crypte contient les dépouilles de nombreux membres de cette illustre Maison dont Anne de Croy.

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Sommaire

"La sale affaire" de la crypte

Tension croissante au Couvent des Capucins à Enghien (7sur7 Belgique - 06/11/2007)

Marc Labeeuw, le président de l'ASBL Mémorial Charles d'Arenberg, propriétaire de la partie ancienne du Couvent des Capucins à Enghien, a accepté, lundi matin, que le frère du Prince Léopold d'Arenberg accède au caveau familial, en présence de deux pères capucins. Mais il a refusé l'entrée d'un huissier, chargé par la famille d'Arenberg de dresser l'état des lieux de la crypte et l'inventaire des objets d'art.

Le Prince Léopold d'Arenberg prévoit l'envoi, dans les prochaines semaines, d'un camion de déménagement au couvent, afin d'emporter les biens familiaux. "L'attitude de Monsieur Labeeuw est inacceptable, il est de plus en plus offensif. Or, le caveau n'est pas bien entretenu du tout, et pas sécurisé comme il devrait l'être. C'est une question de respect de nos morts", explique le Prince Léopold d'Arenberg.

"Cette partie ancienne, qui comprend l'église et les parloirs, est aussi un patrimoine historique pour la ville", ajoute-t-il, "le conseil communal d'Enghien a d'ailleurs décidé, à l'unanimité, d'interpeller le ministre Daerden pour que les lieux soient classés". "Je ne peux pas faire entrer un huissier sans décision de justice", note pour sa part Marc Labeeuw, "et les personnes que je laisse entrer doivent venir pour se recueillir, pas pour inspecter".

"Je constate que des pères capucins, partenaires à part entière du Mémorial, prennent maintenant position pour la famille d'Arenberg", conclut-il. La procédure judiciaire de la famille d'Arenberg à l'encontre du Mémorial Charles d'Arenberg et de Vlaamse Capucijnen (qui a légué la partie ancienne du couvent au Mémorial en 1997) se poursuit.

Le prince interdit de caveau familial (La Dernière Heure - 26/12/2005)

Léopold d'Arenberg ne peut plus se recueillir auprès de ses ancêtres.

Cette situation peut paraître invraisemblable mais pourtant elle est bien réelle. Le prince Léopold d'Arenberg ne peut plus pénétrer dans le caveau familial situé à Enghien, sous le cloître des capucins.

La raison? Un différend entre les capucins, Marc Labeeuw, l'administrateur principal de l'asbl Mémorial Charles Arenberg et la famille d'Arenberg. «En 1934, ma famille avait fait une donation aux capucins», explique le prince Léopold d'Arenberg. «À la seule condition qu'ils s'occupent de nos morts comme il se doit, c'est-à-dire en entretenant le caveau familial et en leur prodiguant quelques prières. Nous leur avons aussi légué une maison dans le centre d'Enghien.»

Mais voilà, les capucins disparaissent tous petit à petit. «La moyenne d'âge actuelle des capucins est de plus de 70 ans et très peu de jeunes viennent les rejoindre. Donc, à leur demande, nous discutons avec eux en 1992 afin de redonner une nouvelle âme au site.» Mais tout se passe très très lentement. «En 1997, nous reprenons les archives d'Arenberg via notre association Archives et Centre culturel d'Arenberg qui milite pour la promotion de l'art et de la culture. Lorsqu'en 1997 je suis à Anvers pour signer l'acte notarial qui nous redonne la maison, je constate qu'un monsieur me suit. On m'apprend que cette personne a acheté la partie nouvelle du cloître d'Arenberg. Mon père avait pourtant proposé aux capucins de racheter pour le franc symbolique l'église et le caveau.»

Marc Labeeuw est aussi dans le conseil d'administration des capucins. Il en est même l'actionnaire principal. Ainsi, il contrôle non seulement la nouvelle partie du cloître mais aussi l'ancienne. Son but était d'en faire un projet immobilier ou un centre culturel d'obédience néerlandophone. Actuellement, il paraît que des appartements seront bientôt construits dans le jardin et que certains bâtiments pourraient être rasés.

La situation actuelle est telle que la chapelle et le caveau familial ne sont plus entretenus. Lors d'une récente visite, le prince Léopold d'Arenberg avait fait part de quelques doléances auprès d'Hugo Gérard, le père provincial des capucins, quant à l'entretien dont bénéficie le bâtiment.

La réaction de Monsieur Labeeuw a été de ne plus permettre à la famille d'Arenberg d'entrer dans le cloître. L'affaire sera portée devant le tribunal de Mons, mais la famille d'Arenberg ne peut attaquer en justice que les capucins. Elle espère simplement que la cour annule la donation de 1934 et ainsi qu'elle puisse récupérer ses morts...

Est-ce vraiment une situation inextricable? (La Dernière Heure - 26/12/2005)

Le prince n'est pas contre un nouvel arrangement avec les capucins mais ne veut plus de Marc Labeeuw

Après de longues années de palabres et de négociations, on en est donc arrivé là: la famille d'Arenberg demande l'annulation de la donation de 1934. Le tribunal de Mons devrait bientôt rendre sa décision. «Nous ne voulons pas d'argent. Juste le respect des morts, de l'éthique et de la morale. Nous sommes prêts à renégocier ensuite avec les capucins quant à l'occupation des lieux et la manière dont sera géré dans le futur le cloître», confie le prince Léopold d'Arenberg.Une chose est sûre: la noble famille ne veut plus traiter avec Marc Labeeuw. «Cette personne est attirée par l'argent. Il m'a expliqué que pour racheter le cloître je devrais débourser 1.000.000 de francs belges. 800.000 francs pour lui, qu'il avait soi-disant investis, et 200.000 francs pour l'association. Plus tard, j'apprends que la ville d'Enghien a soutenu le projet de Monsieur Labeeuw pour 1.000.000.» Mais, depuis, la ville a retiré ses billes et beaucoup de personnes qui avaient cru au projet de Marc Labeeuw sont elles aussi déçues de ne pas voir où l'argent qu'elles ont investi s'est évaporé...

Si le prince habite désormais en Suisse, il ne reste pas moins attaché à la Belgique et à la ville d'Enghien. L'association qu'il préside, Archives et Centre culturel d'Arenberg, y a d'ailleurs la ville hennuyère comme base. De nombreux projets pourraient voir le jour si le tribunal de Mons annulait la donation. «Nous sommes très attachés à l'histoire et la culture locale. Nous avons cet esprit de service public avec comme idéal de faire évoluer la société. Et nous voulons continuer dans cette optique de promotion de l'art. La chapelle pourrait d'ailleurs faire un magnifique endroit pour accueillir des concerts. Nous avons aussi l'intention de créer un musée dans la chapelle.»

Mais pour cela, il faudra aussi réaménager les lieux et les rafraîchir. «Les bâtiments sont dégradés, il y a des trous dans les plafonds, les murs. Sans parler de l'humidité... Tout cela à cause de l'incompétence de M. Labeeuw. Ce que je veux, surtout, c'est de pouvoir dire à mon père, âgé de 85 ans, avant qu'il quitte notre monde que le caveau familial est à nouveau sous le contrôle de la famille.»

Le prince d'Arenberg au tribunal (La Dernière Heure - 28/06/2006)

Il espère la révocation de la donationdu couvent familial

Dans notre édition du 26 décembre 2005, nous relations les difficultés que rencontrait la famille d'Arenberg à se recueillir auprès de ses ancêtres. Ceux-ci séjournent dans le caveau familial situé dans la crypte se situant au couvent des Capucins à Enghien.

Nous pensions que l'affaire allait enfin se régler, après huit années de discorde mais loin de là. Cette fois la famille d'Arenberg, le prince Léopold en tête, a saisi la justice afin de remédier à ce problème.

La famille d’Arenberg a pu se recueillir dans le caveau familial mais les différents perdurentPetit rappel des faits. En 1932, la famille d'Arenberg a confié et transféré aux pères capucins, à titre gratuit et sous conditions et charges, leurs biens tels que l'église, le couvent, le jardin, le poulailler et la buanderie situés rue des Capucins à Enghien.

En 1997, les pères capucins, ne désirant plus résider à Enghien, décident de vendre la partie nouvelle du couvent à un entrepreneur.

En 1998, une nouvelle asbl voit le jour : le Mémorial Charles d'Arenberg, contre l'avis formel de la famille d'Arenberg. Cette asbl, dont le président est Marc Labeeuw, gère la partie ancienne du couvent. Elle a pour objet de conserver entre autres les biens de la famille d'Arenberg. Cette dernière a dénoncé le non-respect de cette convention, ce que conteste Marc Labeeuw. "Nous avons toujours entretenu le caveau familial. Seul un trou dans le toit pose problème. Je ne comprends pas pourquoi le prince Léopold s'acharne de la sorte. Il n'est pas propriétaire des lieux et nous respectons les demandes. Il y a beaucoup de mensonges dans cette histoire".

Le Prince Léopold a convoqué le 2 juin 2006 un huissier, un géomètre, deux pères capucins afin de procéder à une évaluation des biens de la famille. Marc Labeeuw n'a pas voulu ouvrir les portes. L'affaire est traitée devant le tribunal de première instance de Mons ce matin.

Recueillement autorisé (La Dernière Heure - 04/07/2006)

La querelle qui oppose la famille d’Arenberg à l’asbl Mémorial Karel Van Arenberg (surtout à son président Marc Labeeuw) a pris une nouvelle tournure hier matin.

Pour rappel, la famille d’Arenberg demande la révocation de l’acte de donation du site du couvent des Capucins. Ce site est désormais géré par l’asbl Mémorial Karel Van Arenberg. Les Arenberg motivent cette demande par le non-respect de plusieurs points de l’acte de la donation. Ceux-ci concernent surtout l’entretien des bâtiments, notamment le caveau familial où reposent en paix de nombreux membres des Arenberg. À la demande de la famille d’Arenberg, une délégation composée du Prince Henry, de deux révérends pères de l’ordre des Capucins d’Anvers, d’un géomètre et d’un huissier attendait de pieds fermes le responsable de la gestion du site, Marc Labeeuw.

Le but de cette visite était d’une part de permettre au Prince de se recueillir auprès de ses morts mais aussi d’établir un inventaire des biens et de le comparer au dernier inventaire recensé. La famille soupçonne que quelques tableaux ont pu disparaître. Une première expertise devait avoir eu lieu en début du mois de juin mais Marc Labeeuw n’a pas voulu ouvrir les portes. Son argument était que la famille d’Arenberg n’avait aucun droit puisqu’elle n’est pas propriétaire. Cette fois-ci, Marc Labeeuw a bien voulu ouvrir les portes du couvent mais uniquement au Prince Henry et aux révérends pères Gérard et Geerts. Seul le caveau a pu être visité. “L’entretien laisse plus qu’à désirer”, a constaté le Prince Henry. “L’état est lamentable et des morceaux des murs tombent”. Pourtant Marc Labeeuw nous avait confié la semaine passée que “tout était entretenu selon les accords” et que “seul un trou dans le trou posait problème”. Cela, le Prince n’a pu le constater, ni le géomètre, ni l’huissier. Cette matinée aura aussi été marquée par un coup de théâtre : les révérends pères de l’ordre des Capucins ont appris de la bouche de Marc Labeeuw qu’ils ne faisaient plus partie du conseil d’administration de l’asbl Memorial Karl Van Arenberg.

Cette décision aurait été votée il y a peu lors d’un CA. L’ordre des Capucins n’aurait donc plus son mot à dire dans les prochaines décisions du comité directeur de l’asbl… La famille d’Arenberg se consolera en apprenant que le conseil communal a voté à l’unanimité pour le classement express du site. Si cela se confirmait, la démolition du couvent ne pourrait plus être permise.

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